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9 septembre 2026
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Mort de Nahel : sa mère dénonce un « déni de justice » après la requalification du tir policier en violences

Près de trois ans après la mort de Nahel Merzouk,…

Image d'illustration © TopTenPlay
Image d’illustration © TopTenPlay

La Décision Judiciaire Qui Ravive La Colère De La Mère De Nahel

Près de trois ans après la mort de Nahel Merzouk, 15 ans, tué par le tir d’un policier lors d’un refus d’obtempérer à Nanterre en juin 2023, la justice a tranché. Ce jeudi 5 mars 2026, la cour d’appel de Versailles a requalifié les faits : Florian M. sera jugé pour violences et non pour meurtre. Une décision qui anéantit les espoirs de la famille et ravive leur colère.

« Aujourd’hui, la justice a outrepassé son rôle pour protéger un policier comme c’est trop souvent le cas dans les affaires de violences policières », a lancé Me Franck Berton, avocat de Mounia Merzouk, au quotidien L’Humanité. La cour d’appel justifie sa position en estimant « qu’il n’était pas établi que Florian M. était animé, au moment du tir, de la volonté d’ôter la vie au conducteur ». Pourtant, le tir à bout portant a atteint l’adolescent dans la région du cœur, provoquant sa mort immédiate.

Selon la juridiction versaillaise, le policier aurait eu « la conviction qu’en redémarrant, la Mercedes était susceptible de porter atteinte à l’intégrité physique de tiers ou à la sienne ». Une analyse qui exonère l’agent de toute intention homicide, malgré la trajectoire mortelle du projectile. « Cette décision est tout simplement honteuse et scandaleuse », martèle Me Berton, dénonçant une justice à géométrie variable qui privilégierait systématiquement la parole des forces de l’ordre.

Image d'illustration © TopTenPlay
Image d’illustration © TopTenPlay

Les Accusations De Déni De Justice Et D’Atteinte À La Procédure

Au-delà de la décision elle-même, c’est surtout la méthode employée par la cour d’appel qui suscite l’indignation de Me Berton. « La cour d’appel s’est prononcée sur l’intention de donner la mort. Ce n’est pas son devoir : elle doit normalement se demander s’il y a des charges suffisantes », explique-t-il. En statuant directement sur l’intention homicide, la juridiction aurait tranché un débat qui devait se dérouler devant les jurés d’assises, privant ainsi la famille d’un procès équitable.

« La cour d’appel a d’ores et déjà tranché le débat qui aurait dû normalement se dérouler devant les jurés de la cour d’assises. Or, c’est contraire à la jurisprudence », poursuit l’avocat. Cette requalification des faits modifie radicalement la nature du procès : Florian M. comparaîtra désormais devant la cour criminelle plutôt que devant la cour d’assises. Une différence capitale qui élimine la présence d’un jury populaire.

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