
Ce ressenti ne constitue ni une preuve ni une conclusion de l’enquête judiciaire. Le gendarme affirme néanmoins avoir rapidement douté du scénario initial: « Quand un petit disparaît et que vous ne le retrouvez pas dans l’heure, c’est qu’il s’est passé quelque chose de bizarre. Je n’ai jamais cru à la thèse de la disparition du petit qui se serait perdu. »
Le militaire se souvient aussi de son premier échange avec Philippe Vedovini, le grand-père maternel qui surveillait alors l’enfant. « Quand je suis arrivé, j’ai d’abord rencontré le grand-père, Philippe Vedovini. Il n’arrivait pas à contenir sa colère contre son petit-fils. Il m’a dit clairement que le gamin n’en faisait qu’à sa tête », rapporte-t-il.
Selon la version connue des faits, Émile aurait échappé à la vigilance de son grand-père pendant que celui-ci chargeait des piquets de clôture dans une remorque. La disparition avait entraîné un déploiement considérable de gendarmes, de bénévoles, de chiens et de moyens techniques, sans permettre de retrouver l’enfant au cours de l’été 2023.
Un déplacement vers l’ubac et des chaussures essuyées
Les nouvelles interrogations concernent un déplacement attribué à Maximin Vedovini, l’un des oncles d’Émile, présent au Haut-Vernet le jour de la disparition. D’après un habitant cité par Le Figaro, au moins deux personnes auraient vu le jeune homme partir seul vers l’ubac, le versant ombragé de la montagne, en début d’après-midi.

Ce départ présumé serait intervenu plusieurs heures avant le signalement de la disparition aux gendarmes. Le témoin affirme également qu’Anne Vedovini, mère de Maximin et grand-mère d’Émile, aurait initialement reconnu avoir vu son fils essuyer ses chaussures à son retour. Il s’interroge sur le refus ultérieur de la famille, selon son récit, d’évoquer ce déplacement pendant les recherches.
Ces déclarations sont celles d’un témoin rapportées par la presse et doivent rester au conditionnel. Les sources consultées ne font état d’aucune confirmation officielle de ce trajet, de sa durée ou de son motif. Elles n’établissent pas davantage de lien entre les chaussures évoquées, la disparition de l’enfant et le lieu où ses ossements ont finalement été découverts.
Le déplacement allégué intéresse néanmoins les enquêteurs parce qu’il s’inscrit dans une chronologie encore incomplète. Émile avait été aperçu pour la dernière fois dans une rue du hameau le 8 juillet 2023. La justice cherche toujours à reconstituer précisément les mouvements des personnes présentes et à confronter les différents témoignages recueillis.
Des ossements retrouvés neuf mois après la disparition
Le crâne d’Émile a été découvert par une randonneuse le 30 mars 2024, à moins de deux kilomètres du domicile de ses grands-parents. D’autres ossements et des vêtements ont ensuite été retrouvés dans le secteur. En mars 2025, le procureur a indiqué que les expertises privilégiaient la probabilité d’une intervention humaine, sans désigner de responsable.
Articles suggérés
À 27 ans, elle quitte Madrid pour un village de 9 habitants: 200 €/mois suffit
À 27 ans, l'Espagnole Lucia a quitté Madrid pour s'installer dans un village galicien de neuf habitants, où elle restaure seule une maison centenaire.…

