
Ce départ présumé serait intervenu plusieurs heures avant le signalement de la disparition aux gendarmes. Le témoin affirme également qu’Anne Vedovini, mère de Maximin et grand-mère d’Émile, aurait initialement reconnu avoir vu son fils essuyer ses chaussures à son retour. Il s’interroge sur le refus ultérieur de la famille, selon son récit, d’évoquer ce déplacement pendant les recherches.
Ces déclarations sont celles d’un témoin rapportées par la presse et doivent rester au conditionnel. Les sources consultées ne font état d’aucune confirmation officielle de ce trajet, de sa durée ou de son motif. Elles n’établissent pas davantage de lien entre les chaussures évoquées, la disparition de l’enfant et le lieu où ses ossements ont finalement été découverts.
Le déplacement allégué intéresse néanmoins les enquêteurs parce qu’il s’inscrit dans une chronologie encore incomplète. Émile avait été aperçu pour la dernière fois dans une rue du hameau le 8 juillet 2023. La justice cherche toujours à reconstituer précisément les mouvements des personnes présentes et à confronter les différents témoignages recueillis.
Des ossements retrouvés neuf mois après la disparition
Le crâne d’Émile a été découvert par une randonneuse le 30 mars 2024, à moins de deux kilomètres du domicile de ses grands-parents. D’autres ossements et des vêtements ont ensuite été retrouvés dans le secteur. En mars 2025, le procureur a indiqué que les expertises privilégiaient la probabilité d’une intervention humaine, sans désigner de responsable.
Deux vélos saisis le 16 décembre soumis à l’analyse ADN
L’attention portée à Maximin Vedovini ne repose pas uniquement sur les témoignages publiés. Le 16 décembre 2025, deux vélos ont été saisis lors d’une perquisition dans la résidence secondaire de ses parents au Haut-Vernet, selon BFMTV, une information ensuite confirmée par Le Monde. L’un se trouvait dans un garage et l’autre dans une remise attenante.

Ces bicyclettes étaient régulièrement utilisées par le jeune homme pendant ses séjours dans le hameau, d’après BFMTV et La Dépêche. Elles ont été confiées au laboratoire bordelais dirigé par le professeur Christian Doutremepuich, spécialisé dans les recherches génétiques sensibles. L’objectif est de détecter d’éventuelles traces exploitables appartenant à Émile ou à un tiers.
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