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25 août 2026
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Mort d’Émile: pourquoi le trajet de son oncle interroge

Deux vélos saisis le 16 décembre soumis à l’analyse ADN

L’attention portée à Maximin Vedovini ne repose pas uniquement sur les témoignages publiés. Le 16 décembre 2025, deux vélos ont été saisis lors d’une perquisition dans la résidence secondaire de ses parents au Haut-Vernet, selon BFMTV, une information ensuite confirmée par Le Monde. L’un se trouvait dans un garage et l’autre dans une remise attenante.

Deux vélos examinés dans un laboratoire d’analyse ADN
Image d’illustration © TOPTENPLAY

Ces bicyclettes étaient régulièrement utilisées par le jeune homme pendant ses séjours dans le hameau, d’après BFMTV et La Dépêche. Elles ont été confiées au laboratoire bordelais dirigé par le professeur Christian Doutremepuich, spécialisé dans les recherches génétiques sensibles. L’objectif est de détecter d’éventuelles traces exploitables appartenant à Émile ou à un tiers.

La saisie ne permet pas, à elle seule, de tirer une conclusion sur le rôle de leur utilisateur. Une analyse ADN peut servir à confirmer une hypothèse, à l’écarter ou ne fournir aucun résultat interprétable. D’après La Dépêche, les expertises étaient toujours en cours lors des dernières informations publiées, sans résultat officiellement communiqué.

Le laboratoire bordelais avait déjà été sollicité en 2024 pour compléter les travaux de l’Institut de recherche criminelle de la Gendarmerie nationale sur les ossements et les vêtements de l’enfant. BFMTV expliquait alors que ces expertises visaient à pousser les recherches aussi loin que le permettaient les techniques disponibles, notamment sur des supports fragiles ou potentiellement altérés.

Quatre gardes à vue levées faute de charges suffisantes

Maximin Vedovini avait été placé en garde à vue le 25 mars 2025 avec ses parents, Anne et Philippe Vedovini, ainsi que sa sœur Marthe. Les auditions s’inscrivaient dans l’information judiciaire ouverte pour « homicide volontaire » et « recel de cadavre ». Les quatre proches avaient été remis en liberté après environ quarante-huit heures.

Quatre personnes quittant des locaux d’enquête avec leurs avocats
Image d’illustration © TOPTENPLAY

Lors de sa conférence de presse du 27 mars 2025, le procureur d’Aix-en-Provence, Jean-Luc Blachon, avait expliqué que les charges n’étaient « pas suffisantes pour conduire à une mise en examen ». La levée des gardes à vue ne signifiait cependant pas la fermeture définitive d’une piste, les juges d’instruction restant libres de poursuivre leurs vérifications.

Cette distinction est essentielle au regard de la présomption d’innocence: une garde à vue est une mesure d’enquête et non une déclaration de culpabilité. Aucun des quatre membres de la famille n’a été mis en examen à la suite de ces auditions. L’avocate de Maximin Vedovini assure que son client reste « disponible pour la justice » et juge positif tout élément susceptible d’établir la vérité.

Le parquet avait par ailleurs indiqué que les expertises faisaient apparaître la probabilité de l’intervention d’un tiers dans la disparition et la mort de l’enfant. Il avait aussi annoncé que les vêtements et les ossements retrouvés en mars 2024 auraient été transportés puis déposés peu avant leur découverte. L’identité d’un éventuel tiers n’a pas été établie publiquement.

Les prochaines avancées dépendront notamment des résultats des expertises menées sur les deux vélos et des recoupements entre les témoignages, les données techniques et la chronologie du 8 juillet 2023. Les juges doivent encore déterminer si le déplacement attribué à Maximin Vedovini peut être confirmé, pourquoi il aurait eu lieu et dans quelles conditions les ossements et vêtements de l’enfant ont été déplacés. Aucun calendrier officiel n’a été annoncé pour la fin de ces analyses ni pour une nouvelle communication du parquet.

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