
À ce stade, les circonstances exactes de sa mort ne sont pas établies. La chaleur est évoquée comme un facteur possible, mais l’enquête devra préciser ce qui s’est passé sur le chantier, les conditions de travail et les éventuelles mesures de prévention en place.
Le drame intervient dans un contexte de températures élevées pour la saison. Les travaux en toiture exposent directement les salariés au soleil, à la réverbération des matériaux et à un effort physique prolongé.
Une chaleur marquée dans la Drôme
Dans la région de Die, la température a dépassé 31 °C à l’ombre mardi, jour où l’ouvrier a été victime d’un malaise. Sur une toiture, la chaleur ressentie peut être plus forte que la température mesurée à l’ombre, en raison de l’exposition directe et des surfaces chauffées par le soleil.

La Drôme a basculé jeudi 28 mai à midi en vigilance jaune canicule. Cette alerte météorologique ne permet pas, à elle seule, d’expliquer le décès, mais elle confirme un épisode de chaleur suffisamment significatif pour nécessiter une vigilance particulière.
Les fortes chaleurs posent un risque spécifique aux personnes qui travaillent dehors. Dans le bâtiment, l’effort physique, les équipements de protection et l’absence d’ombre peuvent compliquer la récupération de l’organisme.
Gendarmerie et DREETS saisies
L’affaire a été confiée à la gendarmerie ainsi qu’à la DREETS, la Direction régionale de l’économie, de l’emploi, du travail et des solidarités. Leur rôle est notamment d’examiner les circonstances du décès et le cadre professionnel dans lequel le malaise est survenu.

Dans un dossier de ce type, les enquêteurs peuvent chercher à déterminer les horaires de travail, l’organisation du chantier, l’accès à l’eau, les pauses, les possibilités de se mettre à l’ombre et les consignes données aux salariés. Aucun manquement n’est établi à ce stade.
La prudence reste donc nécessaire. Le décès est présenté comme un accident du travail possiblement lié à la chaleur, mais seule l’enquête permettra de confirmer ou d’écarter cette hypothèse.
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