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25 juin 2026

Nagui raconte comment Ringo lui a refusé l’entrée de son restaurant parce qu’il était arabe

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Nagui face au racisme : une réalité qui dépasse cet incident
Image d’illustration © TOPTENPLAY

L’animateur a confié recevoir encore aujourd’hui des courriers racistes : « Je reçois toujours et encore des lettres d’insultes, des lettres racistes, des ‘Retourne dans ton pays’, et des ‘Casse-toi sale Arabe… sale juif… sale musulman’… » Quarante ans de carrière n’ont pas suffi à mettre fin à ces agressions.

Plus révélateur encore : selon les déclarations de Nagui, France 2 aurait commandé une étude interne pour mesurer la réaction des téléspectateurs à l’idée d’avoir « un Arabe » comme animateur en prime time sur leur antenne. Un aveu institutionnel qui montre que les discriminations ne se limitaient pas aux comportements individuels, mais pouvaient imprégner les logiques mêmes des grandes chaînes de télévision.

Un incident tu pendant plus de vingt-cinq ans

L’incident au City Rock Café s’est produit à la fin des années 1980, mais Nagui n’a choisi d’en parler publiquement qu’en 2015, sur le plateau d’On n’est pas couché. Ce silence de plus de vingt-cinq ans illustre combien la parole sur les discriminations vécues est souvent retenue, même par des personnalités très exposées au regard du public.

Une rancœur durable : quand Nagui règle ses comptes à l’antenne

C’est en 2015, sur le plateau d’On n’est pas couché, que Nagui choisit de rendre public cet épisode douloureux, plus de vingt-cinq ans après les faits. L’émission lui offre un espace pour mettre des mots précis sur une humiliation ancienne, sans éclat particulier mais avec une clarté qui ne laisse aucune place au doute.

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Une rancœur durable : quand Nagui règle ses comptes à l'antenne
Image d’illustration © TOPTENPLAY

Nagui ne s’en tient pas là. Quelques années plus tard, dans un numéro de N’oubliez pas les paroles qu’il anime sur France 2, il glisse une pique ciblée après avoir diffusé Les Gondoles à Venise en tant que chanson à reconnaître : « Je rappelle que de tous les Ringo, celui de Sheila était le plus naze. » La formule, précise et tranchante, signe une rancœur restée intacte.

Cette façon de répondre — non par la confrontation directe, mais par le sarcasme maîtrisé et public — est révélatrice de la manière dont Nagui choisit d’habiter ses blessures. Plutôt que l’oubli ou l’escalade, il a opté pour la mémoire et l’ironie, maintenant vivant un souvenir que certains auraient sans doute préféré voir enterré.

L’histoire que raconte Nagui n’est pas seulement celle d’une soirée humiliante devant la porte d’un restaurant. Elle dit quelque chose de plus large sur la réalité des discriminations vécues par des personnalités issues de la diversité dans la France des années 1980 et 1990 — des discriminations que les sunlights de la célébrité ne faisaient pas toujours disparaître, et que les institutions elles-mêmes n’étaient pas toujours prêtes à combattre. Que Nagui ait choisi de parler — tardivement, mais clairement — aura au moins eu le mérite de poser des mots sur une réalité longtemps tue.

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