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4 juin 2026

Narbonne : prison après une soirée violente au Buffalo Grill

Une cliente de 34 ans a été condamnée à quatre mois de prison avec aménagement de peine après une soirée qui a dégénéré au Buffalo Grill de Narbonne. Elle était poursuivie pour filouterie, violences, ivresse et usage de stupéfiants, après avoir refusé de payer une addition de 71,40 euros et agressé des employés.

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En bref

  • Faits survenus le 23 août 2025
  • Addition de 71,40 euros réglée depuis
  • Quatre mois de prison avec aménagement

Une cliente seule, une addition élevée et des soupçons

Les faits remontent au 23 août 2025, dans le restaurant Buffalo Grill de Narbonne, situé route de Perpignan. Selon plusieurs employés cités à l’audience, la cliente, venue seule, présente dès son arrivée un comportement jugé inhabituel.

Table de restaurant avec addition au centre
Image d’illustration © TOPTENPLAY

Installée à table, elle commande un plat, une demi-bouteille de vin, puis un autre plat. L’addition atteint finalement 71,40 euros, un montant relevé dans la procédure pour un seul couvert.

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Les serveurs craignent alors un départ sans paiement, ce que l’on appelle couramment un “resto basket”. Lorsque la cliente explique vouloir sortir fumer une cigarette, ils l’empêchent de quitter l’établissement avant règlement.

71,40 €
C’est le montant de l’addition que la cliente n’avait pas réglée au moment des faits, avant qu’elle ne soit payée depuis.

Cocaïne sur la table et violences contre les employés

La situation bascule lorsque la cliente refuse de payer et retourne s’asseoir. D’après le rappel de la procédure à l’audience, elle aurait alors étalé de la poudre blanche sur la table avant de la respirer.

Salle de restaurant après une altercation liée aux addictions
Image d’illustration © TOPTENPLAY

La présidente rapporte que les employés l’avaient décrite comme “bizarre” dès son arrivée. Elle aurait aussi mimé des gestes sexuels, selon les éléments cités devant le tribunal.

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Lorsque la porte est fermée pour l’empêcher de partir, l’échange dégénère en violences. La cliente est accusée d’avoir mordu un employé, griffé, donné des coups de pied et porté un coup de tête en arrière.

Les salariés finissent par la maîtriser au sol avant l’arrivée des policiers. Lors de la fouille, un pochon contenant de la poudre blanche est découvert dans son porte-monnaie.

Pour comprendre

L’affaire a été jugée au tribunal de Narbonne le 2 juin 2026, près de dix mois après les faits. Elle mêle plusieurs volets pénaux : filouterie, violences, ivresse et usage de stupéfiants, dans un contexte où la question des soins liés aux addictions a été évoquée à l’audience.

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À la barre, des aveux et un casier déjà chargé

Le 2 juin 2026, la prévenue est conduite depuis sa cellule jusqu’à la barre du tribunal de Narbonne. Âgée de 34 ans, elle apparaît penaude et mal à l’aise, selon le récit d’audience.

Prévenue de dos devant le tribunal de justice
Image d’illustration © TOPTENPLAY

Ses déclarations évoluent par rapport à celles tenues en garde à vue. Elle reconnaît désormais la filouterie, les violences, l’état d’ivresse et l’usage illicite de stupéfiants.

À l’audience, elle explique avoir constaté à table qu’elle n’avait plus les moyens de régler la note. Elle déclare : “Je reconnais les faits. Je suis désolée d’avoir eu un tel comportement.”

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Son casier judiciaire pèse dans les débats. Il comporte dix mentions depuis 2011, notamment pour vols, violences, usage de stupéfiants, refus d’obtempérer, défaut de permis, outrages et rébellion.

La défense conteste, le tribunal condamne

Le ministère public requiert six mois de prison ferme et une interdiction de contact avec les victimes. À l’audience, il insiste sur la répétition des condamnations et sur la nécessité d’un cadre de soins plus strict face aux addictions.

Dossiers d’avocat lors d’une audience pénale
Image d’illustration © TOPTENPLAY

L’avocate de la défense, Me Inès Fuster, conteste plusieurs points. Elle demande notamment la nullité du test de stupéfiants, en raison d’un matériel dont la date de péremption indiquait mai 2025, et plaide pour une solution de type travail d’intérêt général.

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La défense souligne aussi que la détention se passerait mal et que la note du restaurant a été payée depuis. Elle réfute par ailleurs l’ivresse, selon elle non démontrée, ainsi que la récidive des violences retenue par le ministère public.

Le tribunal rejette finalement l’exception de nullité et condamne la prévenue à quatre mois de prison avec aménagement de peine. Elle doit aussi payer 254 euros de frais de procédure et une contravention de 100 euros. Les intérêts des parties civiles, liés à une éventuelle indemnisation, sont renvoyés.

Au-delà du caractère spectaculaire des faits, l’audience a surtout retenu l’accumulation des violences, le passé judiciaire de la prévenue et la question de sa prise en charge. Condamnée à quatre mois de prison avec aménagement de peine, la trentenaire reste détenue dans le cadre d’une autre peine qu’elle purge jusqu’en septembre.

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