
Le déroulement prévu a été interrompu par une brusque dégradation de son état. Hospitalisée en urgence dans une clinique parisienne le 1er juin, elle a été placée sous sédation profonde et est morte trois jours plus tard. L’euthanasie programmée en Belgique n’a donc jamais été réalisée.
Cette distinction corrige une présentation trompeuse de sa disparition. Les informations disponibles ne permettent pas davantage d’attribuer médicalement son décès à la sédation: elles établissent seulement qu’elle est morte après plusieurs jours sous ce dispositif.
Un cancer et des traitements devenus trop lourds
Dans un entretien posthume accordé à Elle, Nicole Croisille racontait que sa maladie avait commencé après le confinement. Elle évoquait la découverte d’une tumeur au foie, puis d’une seconde plus agressive, ainsi que des traitements successifs comprenant une opération, une chimiothérapie et une radiothérapie.

La chanteuse expliquait avoir finalement décidé d’interrompre ces protocoles. « J’ai dit “ça suffit” », confiait-elle. Cette décision était présentée comme l’aboutissement d’un parcours personnel et médical éprouvant, sans que les éléments disponibles permettent d’établir que toutes les options thérapeutiques possibles avaient été épuisées.
Elle décrivait surtout son refus de voir son état physique continuer à se dégrader. « Je ne veux pas de la décrépitude. La décrépitude sonne le glas! », déclarait-elle pour expliquer une réflexion qu’elle disait mener depuis plusieurs années.
Pourquoi l’entretien était posthume
Nicole Croisille avait demandé que ses confidences soient publiées après sa disparition. Elle voulait exposer les raisons de sa démarche tout en évitant de mettre en difficulté l’équipe belge qui l’avait accompagnée.
Un dernier message centré sur la dépendance et la dignité
Nicole Croisille avait demandé que son entretien ne soit publié qu’après sa mort. Elle souhaitait notamment éviter d’exposer l’équipe belge qui l’avait accompagnée dans ses démarches. La chanteuse y défendait une décision individuelle, sans chercher à l’ériger en choix valable pour d’autres patients.

« Je ne veux pas devenir dépendante, encore moins être un poids », affirmait-elle. Ses propos expriment une peur de la perte d’autonomie, mais ils ne prouvent pas qu’une entrée en Ehpad était prévue, envisagée par ses médecins ou organisée par son entourage.
Articles suggérés
30 000 euros pour acheter une maison dans les Pouilles: ce que prévoyait ce programme
Un village du sud de l'Italie a proposé jusqu'à 30 000 euros à quiconque acceptait d'acheter et d'habiter un logement dans son centre historique.…

