Elle décrivait surtout son refus de voir son état physique continuer à se dégrader. « Je ne veux pas de la décrépitude. La décrépitude sonne le glas! », déclarait-elle pour expliquer une réflexion qu’elle disait mener depuis plusieurs années.
Pourquoi l’entretien était posthume
Nicole Croisille avait demandé que ses confidences soient publiées après sa disparition. Elle voulait exposer les raisons de sa démarche tout en évitant de mettre en difficulté l’équipe belge qui l’avait accompagnée.
Un dernier message centré sur la dépendance et la dignité
Nicole Croisille avait demandé que son entretien ne soit publié qu’après sa mort. Elle souhaitait notamment éviter d’exposer l’équipe belge qui l’avait accompagnée dans ses démarches. La chanteuse y défendait une décision individuelle, sans chercher à l’ériger en choix valable pour d’autres patients.

« Je ne veux pas devenir dépendante, encore moins être un poids », affirmait-elle. Ses propos expriment une peur de la perte d’autonomie, mais ils ne prouvent pas qu’une entrée en Ehpad était prévue, envisagée par ses médecins ou organisée par son entourage.
La chanteuse associait sa démarche à la compassion, à la liberté et à la dignité. Elle avait également inscrit « Le grand départ » dans son agenda à la date du 4 juin, celle retenue pour l’euthanasie en Belgique et qui fut finalement le jour de sa mort à Paris.
Le texte français adopté le 15 juillet reste en attente
Au moment de la mort de Nicole Croisille, le cadre Claeys-Leonetti permettait une sédation profonde et continue jusqu’au décès dans des situations médicales déterminées. Le Code de la santé publique prévoyait notamment des conditions liées à une affection grave et incurable, à un pronostic vital engagé à court terme et à certaines souffrances, avec une procédure collégiale.
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