
Ces résultats ne font cependant pas l’unanimité dans la communauté scientifique. En 2026, les synthèses les plus récentes — dont une publiée par le plus grand centre américain spécialisé dans le cancer thyroïdien — concluent à l’absence de preuve convaincante d’un lien causal entre ces médicaments et les formes courantes de cancer de la thyroïde.
Les chercheurs évoquent notamment un biais de détection : les patients sous aGLP-1 bénéficiant d’un suivi médical plus intensif, les nodules thyroïdiens préexistants y seraient davantage découverts que dans la population générale. La mise en garde de la FDA américaine sur ce risque repose quant à elle principalement sur des études réalisées chez le rongeur, sans équivalent direct dans les données humaines disponibles à ce jour.
L’affaire Ozempic illustre les tensions croissantes autour d’un médicament devenu en quelques années un phénomène de société. Si la procédure judiciaire de Me Debuisson n’en est qu’à ses prémices, elle pourrait contraindre Novo Nordisk à se justifier publiquement sur la transparence de ses communications aux patients et aux médecins. Au-delà du volet judiciaire, cette affaire pose une question de fond : celle de l’encadrement des prescriptions hors indication et de la nécessité d’un débat scientifique rigoureux sur les risques à long terme de ces traitements. Pour les 870 000 Français concernés, la prudence et un suivi médical régulier restent, selon les spécialistes, plus que jamais de mise.
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