Ce choix est qualifié d’«incompréhensible pour beaucoup» par les sources citées, même si le contexte juridique de l’époque est mentionné comme élément atténuant. Avec le renforcement ultérieur des règles de l’épiscopat américain, le prêtre en question a finalement été contraint de quitter la résidence. De nouvelles accusations ont ensuite émergé, conduisant l’Église à le «réduire à l’état laïc» en 2012.
Depuis, Léon XIV s’est positionné comme défenseur de la lutte contre les abus
La trajectoire ultérieure de Robert Francis Prevost contraste avec les reproches qui lui sont adressés. En tant que préfet du dicastère pour les évêques, il avait pour mission de veiller à l’application stricte du motu proprio «Vos estis lux mundi», instauré par le pape François en 2019.

Ce texte impose des sanctions sévères contre les évêques accusés de mauvaise gestion des cas d’abus sexuels commis par des prêtres placés sous leur autorité. Une responsabilité directe, qui fait de Prevost l’un des gardiens institutionnels de la politique de tolérance zéro affichée par l’Église ces dernières années.
Il s’est également impliqué dans le Synode sur la synodalité, une vaste réforme initiée en 2021 pour moderniser l’Église. Il a plaidé pour des nominations épiscopales plus transparentes et encouragé une participation accrue des laïcs dans le processus décisionnel, conformément au droit canon — même si, selon les sources, «cette pratique reste encore largement théorique».
Le motu proprio «Vos estis lux mundi»
Promulgué en 2019 par le pape François, ce texte oblige les membres du clergé à signaler tout abus sexuel et impose des sanctions aux évêques qui auraient mal géré de tels cas. Robert Francis Prevost, en tant que préfet du dicastère pour les évêques, était directement chargé de veiller à son application avant son élection.
Un pontificat qui débute sous la pression de l’opinion publique
L’affaire place d’emblée le nouveau pape dans une position délicate. Les décisions prises à Chicago il y a plus de vingt ans ressurgissent au moment précis où il prend la tête d’une institution qui a fait de la transparence sur les abus sexuels l’un de ses engagements centraux.
Articles suggérés
18 000 euros perdus à Marrakech : le témoignage d’un retraité piégé par une arnaque sentimentale
Justinien, retraité belge de 62 ans, pensait trouver l'amour lors d'un voyage à Marrakech. Après trois allers-retours au Maroc et 18 000 euros dépensés…

