« Les personnes qui subissent le racisme, très souvent, pensent comprendre le racisme. En fait, non. Lorsque vous subissez le racisme, vous vivez dans la même société qui hiérarchise selon la couleur de la peau », déclare-t-il.
Ce constat est d’une portée considérable. Il signifie que les joueurs filmés en 1988 — Kombouaré, Desailly, Bonalair, Diecket — ont peut-être souri devant cette caméra sans saisir pleinement la violence symbolique qu’on leur infligeait. Parce que cette violence était tellement intégrée dans le tissu social qu’elle en devenait invisible, même pour ceux qui en souffraient.
Trente-huit ans plus tard, le football professionnel a évolué — les sanctions existent, les gestes militants se multiplient. Mais la résurgence de cet extrait en 2026 révèle quelque chose d’essentiel : l’amnésie collective reste le terreau fertile sur lequel le racisme structurel continue de prospérer, souvent à visage découvert.
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