Patrick Bruel a répondu dimanche 17 mai aux accusations de violences sexuelles qui le visent, notamment à la plainte déposée par Flavie Flament. Dans un message publié sur Instagram, le chanteur nie les faits et affirme faire confiance à la justice.
En bref
- —Patrick Bruel nie les accusations.
- —Flavie Flament a porté plainte.
- —Huit plaintes le visent.
Patrick Bruel sort du silence
Après plusieurs mois d’accusations, Patrick Bruel a pris la parole dimanche 17 mai sur Instagram. Selon RTL, l’artiste dit ne plus pouvoir laisser circuler des propos qu’il juge contraires à ce qu’il est, évoquant des allégations et des rumeurs.

Le chanteur conteste en particulier les accusations formulées par Flavie Flament. Il affirme qu’il n’y a eu « ni viol, ni drogue » dans leur relation et assure n’avoir jamais « forcé une femme ».
Dans ce message, Patrick Bruel dit aussi avoir « toute confiance » en la justice. Il indique vouloir se défendre devant elle et affirme qu’il continuera son métier en attendant l’évolution des procédures.
La plainte de Flavie Flament au centre du dossier
Flavie Flament a porté plainte pour viol contre Patrick Bruel. Les faits qu’elle dénonce remontent à 1991, lors d’un déplacement à Paris, alors qu’elle avait 16 ans. RTL précise que Patrick Bruel avait alors 32 ans.

Dans sa réponse, l’artiste reconnaît avoir rencontré l’animatrice dans les années 1990 et évoque une brève histoire. Il nie toutefois toute violence, contrainte ou usage de drogue dans cette relation.
L’animatrice a, de son côté, expliqué publiquement vouloir joindre sa voix à celles d’autres femmes en France, en Belgique et au Canada. À ce stade, il s’agit d’accusations contestées par Patrick Bruel, qui bénéficie de la présomption d’innocence.
Huit plaintes et plusieurs enquêtes
Selon le décompte publié par RTL, Patrick Bruel est visé par huit plaintes et un signalement, en France, en Belgique et au Canada. Les accusations rapportées concernent des faits présumés de viols, tentatives de viols ou agressions sexuelles.

RTL indique que les faits dénoncés s’échelonnent entre 1991 et 2019. Les contextes mentionnés sont variés : concerts, tournages, rencontres professionnelles ou encore massages.
Trois enquêtes sont citées : deux en France et une en Belgique. RTL mentionne notamment une enquête à Saint-Malo, ouverte après une plainte déposée en septembre 2024, et une enquête à Paris ouverte en avril après une plainte pour tentative de viol et agression sexuelle.
Plusieurs témoignages ont aussi été recueillis par des médias comme Mediapart, Elle ou la RTBF, selon RTL. Les récits publiés restent distincts des procédures judiciaires, qui devront établir les faits.
Les procédures vers Nanterre
Invitée du Grand Jury RTL-Le Figaro-Public Sénat-M6, la procureure de Paris Laure Beccuau a indiqué que les procédures visant Patrick Bruel devraient être regroupées au parquet de Nanterre. RTL précise que cette compétence tient au domicile du mis en cause.

Ce regroupement vise à centraliser le traitement judiciaire de dossiers aujourd’hui répartis entre plusieurs lieux et temporalités. Il ne préjuge pas de l’issue des enquêtes ni de la qualification finale des faits.
La question de la prescription pourrait également être examinée, compte tenu de l’ancienneté de certains faits dénoncés. C’est notamment le cas pour des accusations remontant aux années 1990.
Pour comprendre
Les accusations visant Patrick Bruel s’inscrivent dans un dossier judiciaire encore en cours. Les plaignantes dénoncent des faits présumés sur plusieurs années, tandis que l’artiste conteste les accusations et bénéficie de la présomption d’innocence.
L’affaire entre désormais dans une phase judiciaire déterminante. Patrick Bruel nie les accusations et dit vouloir se défendre devant la justice, tandis que plusieurs plaintes et enquêtes sont en cours. Les prochaines étapes devront préciser le périmètre exact des procédures, leur éventuel regroupement à Nanterre et les suites que leur donneront les magistrats.


