
Son récit, livré au micro de BFMTV, est précis et détaillé. « On est dans un coin sombre derrière un rideau de scène et il me colle au mur, il se serre contre moi et m’embrasse comme un fou dans le cou », affirme-t-elle. Elle dit avoir immédiatement repoussé le chanteur : « Quand il se serre, je sens son érection contre son corps et je le repousse. »
Malgré les décennies écoulées, la mémoire de cet épisode est restée intacte. Longtemps, Sabine Langaret a gardé cette histoire dans sa sphère privée, la confiant uniquement à ses proches. C’est en découvrant d’autres témoignages visant Patrick Bruel qu’elle a finalement décidé de prendre la parole publiquement.
« Je n’étais qu’un objet » : les mots qui ont tout changé
Au-delà du geste lui-même, c’est la réaction du chanteur qui a profondément marqué Sabine Langaret. Selon elle, Patrick Bruel aurait d’abord tenté de minimiser son comportement : « Je ne sais pas, j’ai vu ton cou, il était joli, j’ai eu envie de l’embrasser. Cela ne t’est jamais arrivé de vouloir embrasser un cou ? »

Mais c’est une dernière phrase, prononcée au moment de quitter les lieux, qui reste gravée dans sa mémoire. Après s’être éloigné, le chanteur serait revenu vers elle : « Il m’a dit : ‘Au revoir joli cou, beau cou, bon coup.’ » Un jeu de mots qu’elle interprète comme une réduction de sa personne à un objet de désir.
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