Vous avez déjà eu envie d’un plat qui sent le chalet de montagne alors qu’il fait gris dehors et que vous n’avez aucune envie de ressortir ? La pela savoyarde, c’est exactement ça : cinq ingrédients, une poêle, et quarante minutes plus tard on a le réconfort d’une montée à l’alpage sans bouger de chez soi. Moins médiatisée que la tartiflette, mais franchement tout aussi généreuse.

Ingrédients :
- Les pommes de terre — Elles portent la structure du plat entier. Choisissez une variété à chair ferme — Charlotte, Nicola, Roseval — qui tient bien à la cuisson sans s’effondrer. Les variétés farineuses comme la Bintje vont coller et se défaire au moment de retourner dans la poêle. Si vous avez des pommes de terre bio avec une belle peau fine, laissez-la : elle apporte un côté rustique qui va bien à ce plat.
- Le reblochon — C’est l’ingrédient autour duquel tout s’organise. Un reblochon pas trop fait est idéal — s’il est trop coulant avant même la cuisson, il va rendre de l’eau et mouiller les pommes de terre. La croûte doit être souple mais pas collante. Conservez-la : elle retient la chaleur, fond progressivement et donne au plat cette couleur ambrée caractéristique. Un reblochon AOP, c’est mieux si vous pouvez en trouver.
- Le bacon de dinde fumé — Il joue le rôle du lard fumé traditionnel : apporter la profondeur grasse et fumée qui équilibre la richesse du fromage. Coupez-le en petits dés si vous l’achetez en tranches, et faites-le revenir jusqu’à ce qu’il commence à dorer sur les bords — c’est là qu’il libère vraiment ses arômes. Trop peu cuit, il reste mou et n’apporte pas grand-chose.
- L’oignon — Il sert d’équilibre entre la richesse du fromage et le fumé du bacon. Un gros oignon jaune est idéal — il caramélise bien et développe une légère note sucrée. Émincez-le fin pour qu’il fonde vraiment dans la poêle plutôt que de rester en morceaux croquants. Si vous n’aimez pas son goût prononcé, une échalote adoucit encore davantage l’ensemble.
Vous avez déjà eu envie d’un plat qui sent le chalet de montagne alors qu’il fait gris dehors et que vous n’avez aucune envie de ressortir ? La pela savoyarde, c’est exactement ça : cinq ingrédients, une poêle, et quarante minutes plus tard on a le réconfort d’une montée à l’alpage sans bouger de chez soi. Moins médiatisée que la tartiflette, mais franchement tout aussi généreuse.

Dans la poêle, les pommes de terre ont pris cette teinte dorée légèrement irrégulière — certains morceaux plus grillés que d’autres, et c’est exactement ce qu’on veut. Le reblochon a fondu en nappes crémeuses qui glissent entre les rondelles, sa croûte légèrement roussie libérant ce parfum de lait chaud et de cave. Le bacon de dinde a imprégné les pommes de terre de son fumet fumé, celui qui monte dès qu’on soulève le couvercle et qui met tout le monde en appétit. C’est simple, généreux, et ça sent le week-end.
Pourquoi vous allez adorer cette recette
Les ingrédients en détail

Cinq ingrédients, zéro compromis : des pommes de terre à chair ferme, un demi-reblochon bien affiné, oignon, bacon de dinde fumé et beurre.
- Les pommes de terre : Elles portent la structure du plat entier. Choisissez une variété à chair ferme — Charlotte, Nicola, Roseval — qui tient bien à la cuisson sans s’effondrer. Les variétés farineuses comme la Bintje vont coller et se défaire au moment de retourner dans la poêle. Si vous avez des pommes de terre bio avec une belle peau fine, laissez-la : elle apporte un côté rustique qui va bien à ce plat.
- Le reblochon : C’est l’ingrédient autour duquel tout s’organise. Un reblochon pas trop fait est idéal — s’il est trop coulant avant même la cuisson, il va rendre de l’eau et mouiller les pommes de terre. La croûte doit être souple mais pas collante. Conservez-la : elle retient la chaleur, fond progressivement et donne au plat cette couleur ambrée caractéristique. Un reblochon AOP, c’est mieux si vous pouvez en trouver.
- Le bacon de dinde fumé : Il joue le rôle du lard fumé traditionnel : apporter la profondeur grasse et fumée qui équilibre la richesse du fromage. Coupez-le en petits dés si vous l’achetez en tranches, et faites-le revenir jusqu’à ce qu’il commence à dorer sur les bords — c’est là qu’il libère vraiment ses arômes. Trop peu cuit, il reste mou et n’apporte pas grand-chose.
- L’oignon : Il sert d’équilibre entre la richesse du fromage et le fumé du bacon. Un gros oignon jaune est idéal — il caramélise bien et développe une légère note sucrée. Émincez-le fin pour qu’il fonde vraiment dans la poêle plutôt que de rester en morceaux croquants. Si vous n’aimez pas son goût prononcé, une échalote adoucit encore davantage l’ensemble.
- Le beurre : Il ne sert pas uniquement à éviter que ça accroche. En enrobant les pommes de terre, il crée la couche de contact qui va dorer et croustiller au fond. Un beurre demi-sel peut remplacer le beurre doux si c’est tout ce que vous avez — dans ce cas, soyez encore plus prudent sur le sel global, le fromage et le bacon en apportent déjà beaucoup.
Commencez par les pommes de terre : ne sautez pas la précuisson
C’est l’étape que tout le monde a envie de zapper pour gagner du temps, et c’est exactement celle qui fait la différence. Sans précuisson, vous vous retrouvez avec du fromage fondu et des pommes de terre encore fermes au centre — le compromis le moins agréable possible. Coupez-les en rondelles d’environ 5 mm d’épaisseur : trop épaisses, elles ne cuiront pas uniformément ; trop fines, elles vont se défaire dans la poêle. Plongez-les dans une casserole d’eau bien salée, portez à ébullition et laissez cuire 8 à 10 minutes. Elles doivent être tendres quand on pique avec une fourchette, mais résister encore légèrement — pas de la purée. Égouttez-les et laissez-les reposer deux minutes : cette courte pause permet à la surface de sécher légèrement, ce qui favorisera ensuite la dorure dans la poêle.


