
Bruno Bellonne, qui a participé aux deux petites finales, a raconté à RMC l’atmosphère de l’époque: « Platini et les titulaires ne voulaient plus jouer. Ils étaient dégoûtés par le choc subi par Battiston et ils voulaient qu’on parte. Mais nous, les remplaçants on avait à cœur de jouer ce match. »
Michel Hidalgo avait néanmoins tenté de remotiver son groupe. René Girard se souvient: « Il nous a dit de nous faire plaisir et qu’on n’avait pas le droit de laisser tomber, en portant le maillot français. » Cela n’avait pas suffi: la France s’était inclinée face à la Pologne sur le score de 3-2.
1986: la troisième place arrachée, mais « la médaille que personne ne veut vraiment »
Quatre ans plus tard, au Mexique, les Bleus avaient réussi à décrocher la troisième place en battant la Belgique. Mais l’amertume restait présente.

Jean-Marc Ferreri, qui faisait partie de cette équipe, résume ce paradoxe: « On voulait tous aller au bout et avoir le titre de champion du monde. Et quand tu t’arrêtes comme ça, que tu finis 3e, tu es aux portes du bonheur. Une médaille de bronze, c’est la médaille que personne ne veut vraiment. »
Un turnover annoncé, comme en 1982 et 1986
Face à ce contexte de démotivation assumée, le staff tricolore devrait procéder à des rotations importantes dans la composition de l’équipe. Le précédent des deux petites finales précédentes montre que les remplaçants habituels ont souvent été les plus motivés pour disputer ce type de rencontre.

Bruno Bellonne l’avait lui-même souligné pour 1982: ce sont les joueurs moins utilisés qui avaient le plus à cœur de défendre le maillot français, quand les titulaires habituels peinaient à trouver la motivation après le traumatisme de la demi-finale.
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