
La sauce est d’un rouge brique intense, presque grenat, avec des herbes vertes qui remontent à la surface. Les morceaux de poulet ont cette couleur caramel foncé qui trahit un bon dorage — et la peau, là où elle s’est confite dans la sauce, commence à se fondre dans la cocotte. Ça sent le thym, l’ail revenu, et quelque chose de légèrement sucré qui vient de la tomate qui a cuit longtemps. C’est le genre d’odeur qui fait venir les gens dans la cuisine sans qu’on ait besoin de les appeler.
Pourquoi vous allez adorer cette recette
Les ingrédients en détail

Tous les ingrédients du pollo alla cacciatora : du poulet, des légumes du marché et quelques herbes pour un résultat bluffant.
- Le poulet : Prends des hauts de cuisse ou des cuisses entières avec os et peau. L’os apporte de la profondeur à la sauce pendant la cuisson longue, et la peau dorée ajoute du gras et de la texture. Les blancs sans os, c’est non — ils sèchent, deviennent filandreux, et perdent tout intérêt dans un mijoté.
- Les tomates concassées : En boîte, c’est très bien et même souvent préférable hors saison. Choisis une marque dont les tomates ont une couleur franche, pas grise ou trop aqueuse. En été avec des tomates bien mûres, pèle-les trente secondes dans l’eau bouillante et utilise-les directement — c’est une autre dimension.
- Le bouillon de poulet : Il remplace le vin ici et fait très bien le travail. Un bouillon maison si tu en as, sinon une tablette de qualité dans dix centilitres d’eau chaude. C’est lui qui déglace la cocotte et récupère tous les sucs dorés collés au fond — ne le verse jamais à froid.
- Le poivron rouge : Le rouge, pas le vert. Plus doux, plus sucré, il se fond mieux dans la sauce et lui apporte une couleur généreuse. Coupe-le en lamelles pas trop fines — il doit tenir la cuisson longue sans disparaître complètement.
- Les herbes : Thym ou herbes de Provence, une feuille de laurier. Pas besoin d’en faire plus. Ces herbes méditerranéennes résistent bien à la chaleur et parfument progressivement toute la sauce. Retire la feuille de laurier avant de servir.
Dorez le poulet comme si c’était la seule chose qui comptait
C’est le moment décisif. Chauffe l’huile d’olive dans une grande cocotte à feu vif — vraiment vif, pas moyen. Pose les morceaux de poulet côté peau vers le bas et ne les touche pas. Pas du tout. Deux ou trois minutes, et la peau va prendre une couleur caramel clair en faisant ce petit crépitement régulier qui indique que ça travaille bien. Retourne, dore l’autre face, réserve. Ce dorage crée une croûte qui va se dissoudre partiellement dans la sauce et lui donner toute sa profondeur — c’est là que se joue la différence entre un mijoté fade et un mijoté dont on se souvient.
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