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9 septembre 2026
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Présidentielle 2027 : Gabriel Attal lance sa campagne avec un livre et une tournée nationale

Pour tenter de structurer le camp, Attal propose la mise en place de comités de liaison associant Renaissance, le MoDem, Horizons et l’UDI, tout en excluant Les Républicains dans l’attente d’une clarification de leur ligne politique. Une architecture de rassemblement qui suppose, en creux, qu’il soit reconnu comme la tête de file légitime — ce que Philippe conteste fermement.

82 %
des sympathisants de centre-droit souhaitent une primaire pour désigner leur candidat en 2027, selon un sondage Ipsos de mars 2026 — signe d’une base militante qui refuse de choisir entre Attal et Philippe sans vote.

Des sondages encore frileux face à un Philippe dominant

Les intentions de vote restent le principal obstacle d’Attal. Selon les enquêtes publiées fin mars 2026, il est crédité de seulement 11 à 13 % des suffrages au premier tour, loin derrière le Rassemblement national qui domine les projections. Un score qui illustre les difficultés du bloc central dans son ensemble, avant même que la question du candidat soit tranchée.

Des sondages encore frileux face à un Philippe dominant

À l’intérieur du camp, les chiffres sont tout aussi défavorables. Un sondage Ipsos de mars 2026 révèle que, parmi les sympathisants de centre-droit favorables à une primaire, Édouard Philippe recueille 42 % de soutien pour y participer — un avantage net sur Attal, qui peine à convaincre au-delà du cercle Renaissance.

Ses détracteurs lui reprochent d’incarner un « macronisme rajeuni » plutôt qu’une véritable rupture. La question reste posée : un candidat aussi étroitement associé à l’ère Macron peut-il séduire des électeurs déçus par dix ans de pouvoir centriste ? C’est précisément à cette objection qu’Attal tente de répondre avec son livre — et avec les dix-huit mois de campagne qui s’ouvrent désormais devant lui.

Gabriel Attal a ouvert une séquence risquée mais calculée : en se positionnant dix-huit mois avant le scrutin, il force le débat à l’intérieur du bloc central et contraint Édouard Philippe à préciser lui aussi ses intentions. Son pari repose sur l’idée qu’une longue campagne lui permettra de combler son retard dans les sondages et de s’affranchir de l’image macroniste qui colle encore à son nom. Reste à savoir si les électeurs du centre seront au rendez-vous — ou si, une fois encore, la dispersion des candidatures offrira le terrain libre aux extrêmes.

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