
À l’intérieur du camp, les chiffres sont tout aussi défavorables. Un sondage Ipsos de mars 2026 révèle que, parmi les sympathisants de centre-droit favorables à une primaire, Édouard Philippe recueille 42 % de soutien pour y participer — un avantage net sur Attal, qui peine à convaincre au-delà du cercle Renaissance.
Ses détracteurs lui reprochent d’incarner un « macronisme rajeuni » plutôt qu’une véritable rupture. La question reste posée : un candidat aussi étroitement associé à l’ère Macron peut-il séduire des électeurs déçus par dix ans de pouvoir centriste ? C’est précisément à cette objection qu’Attal tente de répondre avec son livre — et avec les dix-huit mois de campagne qui s’ouvrent désormais devant lui.
Gabriel Attal a ouvert une séquence risquée mais calculée : en se positionnant dix-huit mois avant le scrutin, il force le débat à l’intérieur du bloc central et contraint Édouard Philippe à préciser lui aussi ses intentions. Son pari repose sur l’idée qu’une longue campagne lui permettra de combler son retard dans les sondages et de s’affranchir de l’image macroniste qui colle encore à son nom. Reste à savoir si les électeurs du centre seront au rendez-vous — ou si, une fois encore, la dispersion des candidatures offrira le terrain libre aux extrêmes.
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