
Laurent Élisabeth confirme que ce positionnement tarifaire transforme progressivement les habitudes d’achat des clients réguliers. «Passé l’attrait de la nouveauté, on se rend compte au bout de quelques semaines que les clients viennent d’abord chez nous en première intention, puis vont dans les enseignes classiques pour compléter», note-t-il. PrimaPrix ne remplace pas entièrement le supermarché habituel, mais il s’y insère en amont.
Ce comportement d’achat hybride — discount pour les produits de base, enseignes traditionnelles pour le reste — illustre une stratégie de gestion du budget courses qui se généralise face à la pression persistante de l’inflation sur les prix alimentaires.
Avec un magasin qui fait déjà le plein à Levallois-Perret et un réseau qui compte désormais plusieurs adresses dans les Hauts-de-Seine, PrimaPrix devrait poursuivre son expansion en Île-de-France. La question de la fidélisation reste ouverte: le modèle par lots séduit à l’ouverture, mais Laurent Élisabeth reconnaît lui-même que c’est «passé l’attrait de la nouveauté» que se jouera la solidité du concept. L’enseigne n’a pas communiqué sur ses prochaines ouvertures prévues en France.
Articles suggérés
240 000 € de fraude: il touchait 12 000 € par mois de la CAF et France Travail
Un habitant de La Baule, en Loire-Atlantique, est soupçonné d'avoir perçu frauduleusement jusqu'à 12 000 € par mois en cumulant des allocations versées par…

