Le 2 décembre 2025, le député Eric Pauget (droite républicaine)…

Une Proposition De Loi Qui Fait Débat À L’Assemblée Nationale
Le 2 décembre 2025, le député Eric Pauget (droite républicaine) a déposé à l’Assemblée nationale une proposition de loi visant à faire payer aux détenus leurs frais d’emprisonnement. Un texte qui fixe la participation à 32 euros par jour, alors que le coût réel d’un détenu s’élève à 128 euros quotidiens pour l’État. Cette initiative n’est pas une première : il s’agit de la quatrième proposition législative sur ce sujet depuis 2025, révélant une préoccupation récurrente au sein de l’hémicycle.
« À l’heure où la France est confrontée à une exigence de rigueur budgétaire nécessitant des efforts exceptionnels de la part de nos concitoyens, et que notre société paye déjà le prix de l’insécurité, la question de la participation financière des détenus à leurs frais d’incarcération interroge la représentation nationale », justifie Eric Pauget. Le député assume une logique de responsabilisation financière dans un contexte où les finances publiques sont sous tension.
Cette proposition survient alors que le système carcéral français vacille sous le poids de contraintes budgétaires et structurelles dont l’ampleur interroge la viabilité du modèle actuel.

Un Contexte De Crise Carcérale Et Budgétaire
Les chiffres révèlent une situation alarmante : 85 373 détenus s’entassent dans des établissements conçus pour 62 668 places. Ce déséquilibre structurel place la France face à une surpopulation carcérale de 36%, d’après le ministère de la Justice. Une réalité qui contraint l’État à envisager la construction de nouvelles prisons et la rénovation d’infrastructures vétustes, des projets aux coûts vertigineux.
Le poids financier de l’incarcération pèse lourdement sur les finances publiques. Chaque détenu coûte 128 euros par jour à l’État, soit 47 000 euros annuels par personne. Une facture qui s’élève à 4 milliards d’euros par an pour l’ensemble du système pénitentiaire français. Des dépenses qui englobent l’hébergement, la surveillance, les soins médicaux et l’alimentation.
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