
Les quatre adultes ont alors choisi de franchir le pas et d’emménager ensemble dans l’Oregon. Avant de s’installer, il a fallu expliquer la situation aux deux aînés. Alysia rapporte leur avoir dit: « Vous savez que maman a un petit ami et papa une petite amie et que nous allons emménager ensemble, et que nous allons tous être une grande famille et qu’ils vont nous aider à vous élever, donc nous allons avoir besoin que vous les traitiez comme vous nous traitez — comme des parents. »
Deux naissances à sept mois d’intervalle, une paternité volontairement tenue en suspens
Après leur installation commune, les deux femmes sont tombées enceintes à sept mois d’intervalle. La famille s’est ainsi agrandie de deux nouveau-nés qui, à ce stade, ne savent pas qui est leur père biologique.

Ce silence n’est pas présenté comme un secret définitif, mais comme une décision adaptée à l’âge des enfants. « Nous sommes tous des parents égaux pour tous les enfants et cela ne fait l’objet d’aucun débat ou discussion », a confié Alysia. Taya abonde dans ce sens: « Nous voulions faire tout ce que nous pouvions pour que chacun se sente comme un parent égal. »
La vérité génétique ne sera pas cachée si les enfants la réclament
Les quatre parents sont clairs sur un point: il ne s’agit pas de dissimuler définitivement l’origine biologique des enfants. « Ce n’est pas non plus quelque chose que nous essayons de cacher aux enfants. S’ils veulent savoir d’où vient leur ADN, nous allons les laisser suivre cette voie. Mais à ce stade de leur vie, cela n’a pas d’importance », a précisé Alysia.

Taya complète cette position: « À ce stade, connaître leur génétique ne changerait rien. » Les deux femmes s’accordent donc sur une approche évolutive, laissant aux enfants la possibilité de poser la question le moment venu.
Le polyamour, une pratique encore peu documentée juridiquement
Le polyamour implique des relations amoureuses et intimes multiples et simultanées, consenties par toutes les parties. Il ne dispose d’aucun statut légal reconnu en France ni aux États-Unis, ce qui pose des questions concrètes sur la filiation, la garde et les droits parentaux lorsque des enfants naissent dans ces configurations.
Polyamour et polygamie: deux réalités que les intéressés distinguent fermement
Le polyamour désigne le fait d’entretenir plusieurs relations amoureuses simultanées, avec le consentement et la connaissance de tous les partenaires. La dimension sentimentale — pas uniquement physique — est ce qui le distingue de l’échangisme ou du libertinage. Pour certains, il constitue une alternative à la structure familiale traditionnelle.

La confusion avec la polygamie est fréquente, mais les personnes concernées la rejettent. Jennifer Martin, qui vit avec son mari Daniel et son partenaire Ty, explique: « La polygamie est très différente du polyamour dans le sens où les gens… existent pour une seule personne ou un seul homme. Je ne dirais pas que toutes ces situations sont malsaines, mais ce n’est certainement pas ce à quoi ressemblent beaucoup de relations polyamoureuses. »
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