L’amende initiale, non réglée immédiatement, est passée à 200 euros. Une somme qui représente, selon le verbalisé, « presque deux fois une journée de travail en France ». Face à ce qu’il juge disproportionné, le jeune homme compte contester auprès du médiateur des transports, tout en précisant qu’il s’acquittera du montant si sa contestation échoue.
Cette verbalisation n’est pas un cas isolé. Elle s’inscrit dans une politique de tolérance zéro que la SNCF assume pleinement pour garantir la tranquillité des voyageurs. Mais cette fermeté est-elle justifiée ou excessive ?

La Position Ferme De La SNCF Et Des Usagers
Cette politique de répression assumée trouve ses défenseurs. Contactée par RTL, la SNCF rappelle que ses agents disposent d’un pouvoir de verbalisation pour assurer la tranquillité des voyageurs et lutter contre les incivilités. Une prérogative qu’ils utilisent de manière « assez régulière », selon François Delétraz, président de la Fédération nationale des associations d’usagers des transports (Fnaut).
Pour lui, l’amende de 200 euros infligée à Lakhdar n’a rien d’abusif. « Le nombre d’incivilités qu’on peut avoir dans les transports en commun est quand même phénoménal », déplore-t-il. Entre les pieds posés sur les sièges, les conversations téléphoniques en haut-parleur et la musique sans écouteurs, le catalogue des nuisances quotidiennes s’allonge. « À un moment, ce n’est plus possible. »
L’argument central de François Delétraz repose sur un principe simple : le droit au calme. « Les gens ont le droit de voyager tranquillement et ils n’ont pas à écouter ou la musique ou les conversations des autres. » Une position qui reflète l’exaspération croissante des usagers face à des comportements jugés irrespectueux, et qui justifie selon lui une répression systématique.
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