
Ce dispositif connaît aujourd’hui un tournant réglementaire. La suspension partielle de la réforme des retraites de 2023, votée fin 2025, commence à produire ses effets concrets: un projet de décret en précise les modalités d’application à compter du 1er septembre 2026.
Derrière les ajustements techniques se cachent des évolutions parfois moins favorables qu’annoncé. Toutes les générations concernées ne sont pas logées à la même enseigne, et la date d’entrée en vigueur joue un rôle déterminant dans le calcul des bénéfices réels.
Générations 1964-1965: un trimestre gagné sur le papier, mais pas dans les faits
La loi de suspension adoptée fin 2025 promettait un gain d’un trimestre sur l’âge légal de départ pour les natifs de 1964 à 1968, ainsi qu’un trimestre supplémentaire de durée cotisée pour certaines de ces générations. Mais une condition restreint fortement la portée de cette mesure: seuls les assurés dont la pension prend effet à compter du 1er septembre 2026 peuvent en bénéficier.

Pour les natifs de 1964, l’âge minimum de départ en carrière longue est fixé à 60 ans et six mois. Ceux nés en 1965 devront attendre 60 ans et neuf mois — à une exception près: les personnes nées en décembre 1965 voient leur âge minimal abaissé à 60 ans et huit mois, leur permettant un départ dès le 1er septembre 2026.
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