Avec une pension d’environ 1 250 euros par mois, le retraité espagnol dit avoir eu «tout juste de quoi vivre». Dans une vidéo publiée sur TikTok, il résume son désarroi: «Majorque est une île magnifique, mais la situation actuelle est devenue insupportable.»
Face à ce constat, il s’interroge sur le sens même de la retraite: «Si je veux rester chez moi toute la journée, me promener, nager et flâner… C’est ça, la retraite? Une vie de labeur pour ça?» C’est cette question qui l’a poussé à regarder vers l’Asie du Sud-Est.
L’expatriation à la retraite, un phénomène en croissance
De plus en plus de retraités français et européens choisissent de s’installer à l’étranger pour préserver leur pouvoir d’achat. Si le Portugal, l’Espagne et le Maroc concentrent la majorité des flux, certains n’hésitent pas à s’établir en Asie du Sud-Est, attirés par un coût de la vie très inférieur à celui de l’Europe occidentale. Ce choix implique cependant des démarches administratives spécifiques et une couverture santé à organiser entièrement à titre personnel.
100 euros de loyer par mois: la réalité d’une vie en zone rurale thaïlandaise
Installé en Thaïlande, Raphael Ruiz affirme ne payer que 100 euros de loyer mensuel. Une somme qui lui permet de fréquenter des restaurants et même de voyager, ce qui lui était inaccessible à Majorque. «Avec ma pension d’à peine plus de 1 000 euros à Majorque, je suis malheureux, et ici je peux bien vivre», déclare-t-il.

Ce niveau de vie n’est cependant possible que dans une région peu touristique, où il vit avec sa compagne thaïlandaise. Le retraité lui-même le précise: pour 100 euros, il ne faut pas espérer un appartement confortable en bord de mer ou dans une ville de taille moyenne.
La barrière linguistique constitue un autre obstacle concret. Si l’anglais permet de se débrouiller dans les zones touristiques, ce n’est pas le cas dans les campagnes, où Raphael a choisi de s’établir.
Tombé malade sans assurance, il a dû faire appel aux dons en ligne
En septembre dernier, Raphael a vécu ce qu’il décrit, selon le site Ultima Hora, comme «un véritable enfer» lorsqu’il est tombé malade. Son assurance maladie avait expiré et son état de santé ne lui permettait pas de rentrer en Espagne pour se faire soigner.

La Thaïlande n’offre pas de soins de santé gratuits ni bon marché pour les ressortissants étrangers. Les frais médicaux peuvent rapidement atteindre des montants élevés, et Raphael a dû faire appel à la générosité des internautes pour financer ses soins.
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