
Ce courant ne transporte pas seulement une masse d’air très chaude. Les vents peuvent également soulever des particules minérales dans les zones désertiques avant de les déplacer sur plusieurs milliers de kilomètres. D’après le scénario présenté dans l’article source, l’Espagne serait touchée dès samedi, avant un franchissement des Pyrénées dimanche.
Cette remontée surviendrait pendant un épisode de chaleur déjà sévère. Dans son bulletin publié le 9 juillet, Météo-France prévoyait encore samedi des températures atteignant fréquemment 37 à 39 °C entre plusieurs régions de l’Ouest, dont le Poitou-Charentes, les Pays de la Loire et l’ouest aquitain. Les températures nocturnes devaient également rester élevées.
Gironde, Landes, Gers et Toulouse parmi les zones exposées
Les cartes citées par l’article concentrent le panache sur deux régions: la Nouvelle-Aquitaine et l’ouest de l’Occitanie. La Gironde, les Landes et le Gers figureraient parmi les premiers départements concernés. Le secteur de Toulouse pourrait également se retrouver sous un voile de particules au cours de la journée de dimanche.

Autour de Bordeaux et plus largement dans le Sud-Ouest, le ciel pourrait prendre une apparence blanchâtre ou légèrement jaunâtre. Les niveaux prévus ne laisseraient cependant pas attendre un ciel orange intense comparable aux images observées lors d’épisodes sahariens beaucoup plus concentrés. Le soleil devrait rester visible à travers le voile atmosphérique.
La moitié nord et les régions de l’Est seraient relativement épargnées par cette première remontée, selon les simulations rapportées vendredi soir. Cette répartition reste une prévision: la trajectoire exacte dépendra de la position de la goutte froide, de la force du flux de sud et de l’altitude à laquelle les poussières circuleront.
Un voile modéré pourrait freiner le refroidissement nocturne
Les particules minérales modifient les échanges de rayonnement dans l’atmosphère. En journée, elles peuvent réfléchir ou absorber une partie de l’énergie solaire et réduire légèrement le rayonnement reçu au sol. La nuit, elles interagissent aussi avec le rayonnement infrarouge émis par la surface, dont une fraction peut être renvoyée vers les basses couches.

L’article avance ainsi que le voile attendu pourrait limiter la baisse des températures nocturnes. Cet effet doit toutefois être présenté avec prudence: son ampleur dépend notamment de la concentration, de la hauteur et de la taille des particules. Avec des quantités annoncées comme faibles à modérées, aucune valeur précise de réchauffement nocturne n’a été communiquée.
La chaleur demeurera d’abord déterminée par la masse d’air saharienne, la couverture nuageuse, le vent et l’humidité. Le voile de poussières ne suffit donc pas, à lui seul, à expliquer les nuits tropicales. Il pourrait néanmoins s’ajouter à des logements et des sols ayant déjà accumulé beaucoup de chaleur pendant plusieurs journées caniculaires.
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