Deux cas en l’espace de sept jours. Deux adolescentes acculées au désespoir par des violences répétées dans le cadre scolaire. Dans le dossier de Camélia, deux enquêtes ont été ouvertes, dont l’une explicitement pour « harcèlement scolaire ayant conduit la victime à se suicider » – une qualification juridique que le collège Saint-Louis refuse précisément d’employer.
Cette accumulation de drames en ce début d’année 2026 révèle l’ampleur d’un phénomène qui dépasse désormais les simples « conflits entre élèves ». Les protocoles de prévention, les cellules d’écoute et les formations des équipes éducatives semblent impuissants face à une violence qui se déploie souvent dans l’ombre, amplifiée par les réseaux sociaux et minimisée par les institutions. Entre les appels à l’aide ignorés et les procédures non respectées, ces deux affaires posent une question brûlante : combien de signaux d’alarme faudra-t-il encore pour que la protection des adolescents vulnérables devienne une priorité absolue ?
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