Le dimanche après-midi de novembre, quand le ciel est gris et qu’on n’a nulle part où aller, c’est exactement le moment pour un sauté de veau au curry. Pas pour impressionner quelqu’un. Pour se faire du bien.

Ingrédients :
- L’épaule de veau — C’est la pièce qu’on choisit pour ce genre de plat, pas le filet. L’épaule a du gras et du collagène — c’est exactement ce qui va fondre pendant la cuisson et donner cette texture soyeuse à la sauce. Demandez à votre boucher de la couper en cubes de 4 à 5 cm. Trop petits, ils vont se défaire complètement.
- Le curry en poudre — Prenez un curry de qualité correcte, pas le tube en plastique à 0,80 € qui traîne dans le fond du placard. Un curry style madras ou du Cachemire apportera de la profondeur. Si vous avez du curry en pâte, utilisez-le à la place : une cuillère à soupe suffit, et ça parfume nettement mieux.
- Le lait de coco — Prenez la version entière, pas allégée. La différence sur la texture finale est énorme. La version allégée rend la sauce liquide et sans corps. Une boîte de 400 ml pour 4 personnes, c’est la bonne mesure.
- Le gingembre frais — Si vous n’en avez jamais utilisé, c’est le moment. Râpez-le très fin et vous obtenez une pulpe parfumée qui se dissout dans la sauce. La version en poudre peut dépanner, mais elle n’a pas ce côté vif, presque piquant, qui fait la différence dans un curry.
Le dimanche après-midi de novembre, quand le ciel est gris et qu’on n’a nulle part où aller, c’est exactement le moment pour un sauté de veau au curry. Pas pour impressionner quelqu’un. Pour se faire du bien.

La sauce est d’un jaune profond, entre l’ocre et le curcuma, avec des reflets presque orangés là où elle accroche les morceaux de veau. Ça sent le gingembre frais d’abord, puis les épices chaudes qui s’installent dans toute la maison. La viande s’est effondrée doucement — elle tient encore sa forme, mais à peine. On pose la cocotte sur la table et on n’a plus vraiment envie de parler.
Pourquoi vous allez adorer cette recette
Les ingrédients en détail

Tous les ingrédients réunis : du veau bien charnu, des épices fraîches et du lait de coco pour une sauce onctueuse.
- L’épaule de veau : C’est la pièce qu’on choisit pour ce genre de plat, pas le filet. L’épaule a du gras et du collagène — c’est exactement ce qui va fondre pendant la cuisson et donner cette texture soyeuse à la sauce. Demandez à votre boucher de la couper en cubes de 4 à 5 cm. Trop petits, ils vont se défaire complètement.
- Le curry en poudre : Prenez un curry de qualité correcte, pas le tube en plastique à 0,80 € qui traîne dans le fond du placard. Un curry style madras ou du Cachemire apportera de la profondeur. Si vous avez du curry en pâte, utilisez-le à la place : une cuillère à soupe suffit, et ça parfume nettement mieux.
- Le lait de coco : Prenez la version entière, pas allégée. La différence sur la texture finale est énorme. La version allégée rend la sauce liquide et sans corps. Une boîte de 400 ml pour 4 personnes, c’est la bonne mesure.
- Le gingembre frais : Si vous n’en avez jamais utilisé, c’est le moment. Râpez-le très fin et vous obtenez une pulpe parfumée qui se dissout dans la sauce. La version en poudre peut dépanner, mais elle n’a pas ce côté vif, presque piquant, qui fait la différence dans un curry.
- Les tomates : En hiver, une boîte de pulpe fait très bien le travail. L’été, deux ou trois tomates bien mûres coupées grossièrement. Les tomates apportent l’acidité qui équilibre la richesse du lait de coco — sans elles, la sauce est trop lourde.
La saisie de la viande : la partie que tout le monde bâcle
On met trop de morceaux d’un coup, la cocotte refroidit, et la viande cuit au lieu de dorer. Résultat : elle est grise, un peu triste, sans croûte. Prenez le temps de saisir en deux ou trois fournées dans de l’huile bien chaude — l’huile doit presque fumer avant que vous posiez le premier cube. Chaque morceau doit se colorer sur toutes ses faces, jusqu’à un brun doré comme un caramel clair. Le bruit de la viande qui arrive dans la cocotte chaude — ce grésillement franc et soutenu — c’est le signal que vous êtes sur la bonne voie. Ça prend dix minutes de plus que si on mettait tout d’un coup. Ces dix minutes valent tout le reste du plat.


