
L’explication tient à la façon dont le cerveau traite l’information auditive. Comme le formule Lupyan: « Bien que nous sachions tous à quoi ressemble une banane, prononcer le mot à voix haute aide le cerveau à activer des informations supplémentaires sur cet objet, notamment son apparence. » Entendre le mot « banane » réveille ainsi plus facilement l’image, la forme et la couleur que l’on cherche.
Pour les psychologues, cette pratique soutient la mémoire, dirige l’attention vers un objectif précis et limite la dispersion mentale.
Un réflexe étudié depuis l’enfance
Le dialogue à voix haute avec soi-même, appelé aussi discours privé en psychologie du développement, a été observé chez les enfants dès les premières années d’apprentissage. Des chercheurs comme Lev Vygotsky avaient déjà théorisé son rôle dans la régulation du comportement. Les travaux plus récents, notamment ceux de Gary Lupyan à l’université du Wisconsin, ont étendu cette réflexion aux adultes en quantifiant ses effets sur la cognition.
Un outil d’apprentissage dès l’enfance qui persiste à l’âge adulte
Les enfants ont recours à ce dialogue à voix haute dès qu’ils apprennent une nouvelle tâche: lacer leurs chaussures, s’habiller, suivre une consigne. En répétant les étapes à accomplir, ils maintiennent le fil de leur action et relient ce qu’ils pensent à ce qu’ils font.
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