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9 septembre 2026
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Sonia Mabrouk : « La France ne donne pas envie » — le cri d’alarme d’une journaliste franco-tunisienne sur l’effacement des valeurs républicaines

C’est sur ce second point que Sonia Mabrouk appuie le plus fort. « Nos frontières n’existent plus aujourd’hui. Schengen ne fonctionne plus. » Pour elle, la réponse ne peut être que politique : « un travail de refondation totale ». Ni demi-mesure, ni compromis.

Ce discours, tenu par une femme franco-tunisienne et musulmane, prend une résonance particulière. Il ne s’agit pas d’une posture idéologique extérieure, mais d’un constat formulé de l’intérieur — ce qui confère à ses mots une autorité morale que ses détracteurs peinent à contester. Et cette autorité, elle va bientôt l’exercer sur un terrain encore plus sensible : celui de l’identité française elle-même.

Image d'illustration © TopTenPlay
Image d’illustration © TopTenPlay

« La France Fait Pitié » : un Réquisitoire Lucide Contre un Pays qui Ne S’aime Plus

Sur ce terrain identitaire, Sonia Mabrouk n’y va pas par quatre chemins. Si les frontières physiques sont en état de délabrement, c’est la frontière intérieure — celle de l’adhésion nationale — qui l’inquiète davantage.

Elle pointe d’abord une défaillance du débat public : le politique serait le seul capable d’agir, mais la « bataille des idées », elle, « n’est pas menée ». Résultat : un vide que personne ne comble, et une France qui perd jusqu’à l’envie de se défendre elle-même.

C’est là qu’intervient son diagnostic le plus tranchant. « Je trouve que la France fait pitié aujourd’hui, qu’elle ne donne pas envie. » Des mots qui frappent d’autant plus qu’ils viennent d’une femme venue d’ailleurs, qui a précisément choisi cette France comme sienne. Pour elle, le problème est existentiel : « Comment voulez-vous adhérer à un pays qui ne s’aime pas. Un pays qui se regarde dans un miroir chaque matin, qui se trouve haïssable. »

La métaphore du miroir est saisissante. Ce n’est plus une critique politique classique — c’est un constat de dépossession de soi. Sonia Mabrouk ne parle pas au nom des étrangers, mais au nom de ceux qui ont voulu s’assimiler et qui se heurtent à un pays incapable de leur tendre la main avec fierté.

Une conviction que la journaliste n’exprime pas pour la première fois — et qui s’inscrit dans une réflexion bien plus ancienne sur l’assimilation.

Image d'illustration © TopTenPlay
Image d’illustration © TopTenPlay

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