
De son côté, Stéphane Tapie avance une tout autre version des faits. Selon lui, le vrai motif de sa colère est d’ordre personnel : Lecoeuvre aurait « mal parlé » de la mère de sa fille, une femme liée à l’entourage de Claude François Jr., dont Lecoeuvre était proche à l’époque. Cette querelle intime, restée longtemps enfouie, ressurgit ainsi sous les projecteurs de la télévision.
Cet échange tendu en plateau, capté en partie par les caméras, suffit à faire monter la tension à un niveau critique. Ce que personne ne sait encore, c’est que l’escalade va se poursuivre dès la coupure publicitaire.
Un coup brutal, une chute, une hospitalisation
Dès le début de la pause publicitaire, Stéphane Tapie s’approche de Fabien Lecoeuvre et lui assène un violent coup à la tempe. Lecoeuvre s’effondre et se cogne la tête en tombant. Les services de sécurité de l’émission interviennent rapidement pour maîtriser Tapie, mais le mal est fait.

Le chroniqueur, après un passage en loge et une retouche de maquillage, choisit de regagner le plateau pour terminer son intervention. En apparence, la situation semble sous contrôle. « Il était tout à fait normal en apparence », confie une source proche, « l’ecchymose a dû se déclencher plus tard ».
Dans les heures qui suivent l’enregistrement, l’état de Fabien Lecoeuvre se dégrade. Il souffre de migraines violentes, de vertiges et de nausées. Hospitalisé, il reçoit un diagnostic de traumatisme crânien. Son avocat, Me Stéphane Loisy, précise que « les médecins surveillaient les risques d’hémorragie interne » et que le chroniqueur était resté « sous surveillance pendant plusieurs jours ». Son visage, « gonflé et défiguré », témoigne de la violence du coup reçu.
Exclu de l’émission, Tapie assume : « Si c’était à refaire, je le referais »
W9 et le groupe M6 réagissent rapidement en excluant Stéphane Tapie de l’émission à la suite de l’agression. La chaîne ne souhaite pas le voir revenir sur son antenne dans l’immédiat.

Loin d’exprimer des regrets, Tapie brise le silence avec des déclarations qui suscitent l’indignation. Il minimise les faits en les qualifiant de simple « gifle » et va plus loin : « Moi, on ne parle pas mal de ma famille et en particulier de la mère de ma fille. Si c’était à refaire, je le referais. » Ces mots, rapportés par les médias, alimentent immédiatement la polémique.
Le profil de Stéphane Tapie — fils du célèbre homme d’affaires et ancien ministre Bernard Tapie, décédé en 2021 — amplifie la résonance médiatique de l’affaire. Ce n’est pas la première fois que le chroniqueur se retrouve dans l’œil du cyclone : en 2013, il avait été condamné pour diffamation et insultes publiques après s’en être pris au président de l’Olympique de Marseille sur les ondes de France Bleu Provence, allant jusqu’à diffuser son numéro de téléphone à l’antenne.
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