
Michel Mary a alors formulé une hypothèse, qu’il a lui-même présentée avec prudence : « Aujourd’hui il s’excuse pour d’autres raisons. En perspective d’un éventuel procès, peut-être que son avocat lui a dit d’essayer d’arrondir un peu les angles. Enfin c’est une hypothèse, je n’en sais rien, je ne suis pas Madame Soleil. » Cette perspective judiciaire confère une tout autre dimension aux excuses publiques prononcées sur le plateau.
Sa conclusion a été sans appel : « Non, moi je ne pardonne pas. La violence, je ne la pardonne pas. » Une position ferme qui tranche avec l’atmosphère de réconciliation qui régnait sur le reste du plateau, et qui rappelle qu’au-delà de la télévision, l’affaire pourrait trouver son épilogue devant les tribunaux.
L’affaire Tapie-Lecœuvre illustre les limites du pardon télévisuel face à des actes dont la justice pourrait être saisie. En refusant de se laisser emporter par l’atmosphère de réconciliation ambiante, Michel Mary a rappelé qu’une excuses publique ne saurait effacer un geste de violence ni neutraliser ses conséquences légales potentielles. Si Stéphane Tapie a pu regagner le plateau de W9, la question de ses responsabilités devant un tribunal reste, elle, entièrement posée.
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