Un Racisme Ordinaire Ancré Dans Le Milieu : « Dans Les Écoles Agricoles, J’Étais Déjà Le Seul Arabe »
Cette violence calculée ne surgit pas du néant. Pour Toufik Khenouche, le racisme dans le monde agricole n’est pas une découverte. « Dans les écoles agricoles, j’étais déjà le seul Arabe de la classe », confie-t-il à La Dépêche. Une solitude qui forge la conscience précoce d’une différence perçue comme dérangeante.
Mais l’agriculteur établit une distinction cruciale : « Des fachos, j’en ai rencontré, mais c’était en face ». Avant, les confrontations étaient directes, assumées. Aujourd’hui, ses persécuteurs agissent dans l’ombre, protégés par l’anonymat. Cette lâcheté révèle une haine plus insidieuse, plus dangereuse car jamais revendiquée.
Bernard Gontrand, son mentor et propriétaire de l’exploitation, paie également le prix de son soutien. Dans sa boîte aux lettres, deux courriers anonymes dactylographiés : des menaces racistes visant son protégé. Le message est clair : ceux qui accompagnent Toufik deviennent eux aussi des cibles. Une stratégie d’isolement social destinée à briser toute solidarité.
Malgré les plaintes déposées, les investigations n’ont jamais permis d’identifier les auteurs. Le MRAP 82 organise une manifestation de soutien, mais l’impunité persiste. Les agresseurs restent tapis dans l’ombre, laissant planer une menace permanente sur l’exploitation.
Cette omerta témoigne d’un racisme systémique qui refuse de s’exposer tout en cherchant à éliminer ceux qui ne correspondent pas à l’image fantasmée du paysan français.
Articles suggérés
Lio dévoile une pension de 980 € après 40 ans de carrière
À 63 ans et après plus de quarante ans de carrière, la chanteuse Lio a révélé sur le plateau de l'émission YouTube Mesdames Média…

