La noradrénaline, quant à elle, intervient dans la régulation de l’attention et de la vigilance. Son déficit contribue aux difficultés de concentration caractéristiques du trouble. Comprendre ces mécanismes biologiques permet de rappeler que le TDAH n’est pas une question de volonté ou de caractère.
Procrastination et blocage: ne pas confondre TDAH, anxiété et dépression
Laura Geati met en garde contre une confusion fréquente: la procrastination et le manque de motivation ne sont pas automatiquement synonymes de TDAH. D’autres situations psychologiques — anxiété, dépression — peuvent produire des symptômes similaires chez l’enfant comme chez l’adulte.

La neuropsychologue insiste sur un point important: ces difficultés ne signifient en aucun cas que l’enfant est «feignant ou paresseux». Elles traduisent une phase compliquée qui nécessite un accompagnement professionnel, que la cause soit un TDAH ou un autre trouble. La culpabilité ressentie par les enfants concernés est réelle et ne doit pas être ignorée.
Consulter un professionnel de santé — neuropsychologue, pédopsychiatre ou médecin — reste la seule voie pour établir un diagnostic fiable. Un bilan adapté permet de distinguer les différentes causes possibles et d’orienter vers la prise en charge la plus appropriée pour l’enfant.
La prochaine étape pour les parents qui reconnaissent ces phrases dans le quotidien de leur enfant est de solliciter une consultation auprès d’un neuropsychologue ou d’un pédopsychiatre. Un bilan neuropsychologique permettra de confirmer ou d’écarter un TDAH, et d’identifier d’éventuels troubles associés comme l’anxiété. La question du remboursement de ces bilans spécialisés, souvent coûteux, reste un enjeu de santé publique régulièrement soulevé par les associations de familles concernées.
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