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30 juillet 2026
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Toulouse : des policiers de la BAC tabassent le fils des propriétaires, le prenant pour un cambrioleur, et repartent sans appeler les secours

Plainte Déposée, Silence Des Autorités

Face à cette double faute – violence illégitime puis abandon –, la famille décide de saisir la justice. Le 2 mars, soit trois jours après les faits, elle dépose plainte auprès de la gendarmerie de Haute-Garonne. La qualification juridique retenue est lourde de sens : « violence par une personne dépositaire de l’autorité publique sans incapacité ». Cette formulation reconnaît explicitement que les coups proviennent de représentants de l’État dans l’exercice de leurs fonctions.

Le jeune homme doit encore se rendre à la médecine légale pour faire constater officiellement ses blessures : la plaie à l’arcade sourcilière et l’hématome à l’œil nécessitent une expertise médicale qui viendra documenter l’ampleur des violences subies. Ces éléments constitueront des preuves essentielles pour le dossier judiciaire.

La plainte a été transmise au procureur de la République. Mais depuis, le silence règne. Aucune déclaration officielle, aucune explication, aucune communication de la part du parquet. La direction des services de police de Toulouse, contactée par France 3, n’a pas non plus jugé utile de réagir publiquement.

Ce mutisme institutionnel contraste avec la gravité des accusations. Alors qu’une famille attend des réponses sur les circonstances ayant conduit au passage à tabac de leur fils dans sa propre maison, les autorités censées garantir la transparence restent murées dans leur silence. Un vide communicationnel qui alimente les interrogations sur la gestion de cette bavure policière.

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