
L’examen du site par les techniciens de la police scientifique révèle l’ampleur de la scène : 50 restes de nourrissons — que des experts légistes estiment être en réalité des fœtus ou des décès survenus autour de la naissance — ainsi que les corps de six adultes, dont quatre hommes et deux femmes. Ces derniers portaient des étiquettes d’identification semblables à celles utilisées en milieu médical, et au moins deux d’entre eux présentaient des traces d’autopsie préalable.
Le commissaire de police Allister Guevarro a rapidement qualifié la situation de « profondément troublante », affirmant que son service abordait l’affaire « avec urgence, sensibilité et un engagement sans faille à révéler la vérité ». Des unités spécialisées, dont des experts en homicides, ont été déployées sur le site dans les heures suivant la découverte afin de procéder à un examen médico-légal complet.
Cinq arrestations et des pompes funèbres dans le viseur
Les deux hommes surpris sur place ont été interpellés immédiatement. Dans les heures qui ont suivi, trois autres personnes, dont une femme, ont été placées en garde à vue, portant le total des arrestations à cinq. Tous sont soupçonnés d’être liés au secteur funéraire.

L’enquête a rapidement ciblé la T&T Funeral Services Co-operative Society, un organisme chargé de gérer les corps non réclamés pour le compte de la North Central Regional Health Authority, l’autorité sanitaire régionale compétente. Les enquêteurs ont également examiné le rôle de K. Allen & Sons Funeral Directors Ltd et de son crématorium associé. La société a formellement nié toute implication dans les inhumations illicites.
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