
L’histoire de Thea est celle d’un enchaînement de drames. Après une enfance heureuse, la mort subite de son père plonge sa mère dans une grande précarité. Incapable de subvenir seule aux besoins de sa fille, cette dernière se résout à placer Thea dans un orphelinat.
Cet établissement allait devenir, selon la source, le lieu d’atrocités répétées de la part de son directeur, qui a abusé de la fillette pendant deux années. Thea a finalement été transférée dans un autre orphelinat, celui où Elliot Costello allait la rencontrer.
Une partie de cartes et un ongle peint: la naissance d’une promesse
Malgré son parcours traumatique, Thea est décrite par la source comme « une gamine solaire à la joie débordante ». C’est autour d’une partie de cartes qu’elle propose à Elliot Costello de lui peindre les ongles, comme elle aimait le faire.

Le geste est simple, mais la promesse qui l’accompagne est forte. « Alors qu’elle peignait l’un de mes ongles, je lui ai assuré que je le garderais toujours ainsi pour me souvenir d’elle et, par extension, de sa souffrance », a déclaré Elliot Costello.
Ce vernis sur un seul ongle devient alors le symbole de leur rencontre. Elliot Costello décide de le transformer en appel à l’action: il lance le mouvement Polished Man, invitant les hommes du monde entier à se vernir un ongle sur cinq — un chiffre qui représente le nombre d’enfants victimes de violences sexuelles.
Qu’est-ce que Polished Man?
Polished Man est un mouvement fondé par l’entrepreneur social australien Elliot Costello après sa rencontre avec une fillette cambodgienne victime d’abus en 2013. Il invite les hommes à se vernir un ongle sur cinq pour symboliser le fait qu’un enfant sur cinq est victime de violences sexuelles. L’organisation finance des programmes de prévention et de protection à l’échelle mondiale.
1 enfant sur 5 victime: les statistiques qui ont motivé le choix du symbole
Le choix de peindre un ongle sur cinq n’est pas arbitraire. Il traduit une réalité documentée: selon le YMCA, près de 70 % des agressions sexuelles concernent des enfants de 17 ans ou moins.

Les chiffres sont plus précis encore: une fille sur quatre et un garçon sur six subissent des abus sexuels avant leurs 18 ans, toujours selon le YMCA. Des données qui soulignent l’ampleur d’un phénomène souvent tu.
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