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20 juin 2026

1er mai : contrôlé avec 7 salariés, ce boulanger risque 5 250 € d’amende

Un boulanger de Bourgoin-Jallieu, en Isère, a reçu la visite de l’inspection du travail ce vendredi 1er mai 2026, alors qu’il avait ouvert son établissement avec sept salariés. Un procès-verbal a été dressé, exposant l’artisan à une amende théorique de 5 250 euros. Son cas révèle une contradiction embarrassante : le gouvernement lui avait promis une tolérance, mais la loi, elle, n’a pas bougé.

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En bref

  • Contrôlé à 8h30 le 1er mai avec 7 salariés
  • Jusqu’à 5 250 € d’amende selon le Code du travail
  • La loi promise par le gouvernement pas encore adoptée

8h30, un vendredi 1er mai : l’inspection du travail débarque à la boulangerie

Ce vendredi 1er mai 2026, comme à son habitude pour la Fête du Travail, ce boulanger de Bourgoin-Jallieu avait ouvert ses portes à l’aube. Sept de ses salariés étaient à l’ouvrage au fournil quand, vers 8h30, des inspecteurs de l’inspection du travail se présentent à l’établissement.

8h30, un vendredi 1er mai : l'inspection du travail débarque à la boulangerie
Image d’illustration © TOPTENPLAY

L’artisan tente d’expliquer sa démarche : il affirme payer ses employés au double et avoir fait signer des attestations de volontariat, convaincu d’être en conformité avec le cadre légal que le gouvernement avait promis de mettre en place. « J’ai dit qu’on avait l’accord du Premier ministre. Ils m’ont répondu que ce n’était pas dans la loi », a-t-il témoigné sur l’antenne de RMC.

Les inspecteurs dressent un procès-verbal pour emploi de salariés un jour férié légalement chômé. L’argument politique ne suffit pas : dans le droit français, seule la loi adoptée par le Parlement fait foi. La bonne volonté de l’artisan et les doubles salaires versés ne changent rien à la qualification juridique de l’infraction.

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Le 1er mai, un statut unique en droit français

Le 1er mai est le seul jour férié légalement obligatoire et chômé en France, contrairement aux dix autres jours fériés que les employeurs peuvent décider de faire travailler. Cette singularité, inscrite aux articles L3133-4 à L3133-6 du Code du travail, place la Fête du Travail dans une catégorie à part entière. Seules les activités ne pouvant matériellement s’interrompre — hôpitaux, transports, industries continues — bénéficient de dérogations légales.

5 250 euros d’amende : ce que dit vraiment le Code du travail

L’article R3135-3 du Code du travail est sans ambiguïté : faire travailler un salarié le 1er mai sans autorisation légale constitue une contravention de 4e classe. Le montant est fixé à 750 euros par salarié, et à 1 500 euros si le salarié concerné est mineur.

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