C’est le genre de recette qu’on sort un samedi de janvier ou de février, quand il fait froid dehors et qu’on a envie de passer du temps en cuisine sans se presser. Un vol-au-vent, ça fait un peu grand-mère — mais cette version, avec des Saint-Jacques poêlées, une purée de topinambour et des chips de salsifis qui craquent sous la dent, c’est autre chose. À faire tranquillement, dans le bon ordre.

Ingrédients :
- Noix de Saint-Jacques — Fraîches si tu peux — de novembre à avril, c’est leur saison. Congelées ça marche très bien, mais il faut les décongeler au frigo la veille et les éponger longuement avec du papier absorbant avant de cuisiner. Une Saint-Jacques humide ne se saisit pas, elle cuit à la vapeur. La différence entre une croûte caramel et une texture élastique se joue entièrement là.
- Topinambours — Légume d’hiver facile à trouver en ce moment sur les marchés. Épluche-les vite — ils noircissent à l’air libre en quelques minutes — et plonge-les direct dans de l’eau avec un filet de citron. Leur goût de noisette est discret mais présent. Une demi-gousse de vanille infusée dans la crème avant de mixer, comme le suggère la recette, c’est une vraie bonne idée : pas sucré, juste plus profond et rond en bouche.
- Salsifis — Moins courants que les topinambours, mais les marchés bien fournis et certaines épiceries fines en ont en hiver. Pour les chips, l’outil indispensable est la mandoline : les tranches doivent être quasi translucides pour frier de façon uniforme. À la main c’est faisable mais inégal, et tu te retrouveras avec des chips à moitié brûlées et d’autres encore molles.
- Crème liquide entière — Entière, pas allégée — c’est important. La purée de topinambour a besoin du gras pour être soyeuse et ne pas trancher à la chaleur. Idem pour la sauce dans la poêle après les Saint-Jacques : avec de la crème légère, elle s’évapore sans jamais lier.
C’est le genre de recette qu’on sort un samedi de janvier ou de février, quand il fait froid dehors et qu’on a envie de passer du temps en cuisine sans se presser. Un vol-au-vent, ça fait un peu grand-mère — mais cette version, avec des Saint-Jacques poêlées, une purée de topinambour et des chips de salsifis qui craquent sous la dent, c’est autre chose. À faire tranquillement, dans le bon ordre.
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