Les lundis matin d’hiver, quand les mains sont froides avant même d’avoir quitté le lit. C’est exactement pour ça que ce jus existe. Cinq ingrédients, un blender, dix minutes.

Ingrédients :
- La betterave crue — C’est la pièce centrale. Prends-la ferme sous les doigts — si elle fléchit un peu, passe ton chemin. Pas besoin de la cuire : crue, elle garde tous ses nitrates. Évite les betteraves précuites sous vide, qui ont perdu l’essentiel en chemin.
- Le gingembre frais — Un morceau de 2 à 3 cm, pas plus, sinon le jus devient agressif et tu le finiras à contrecœur. Pour le peler, gratte-le avec une cuillère plutôt qu’un couteau : 20 secondes, et tu ne perds presque rien.
- La pomme — Une Fuji ou une Golden. Pas de variété trop acide — on a déjà le citron pour ça. Elle joue le rôle d’adoucissant naturel pour contrebalancer l’amertume de la betterave crue.
- Le citron — La moitié suffit. Son acidité fait ressortir les saveurs de tout le reste, comme si elle remontait le volume général. Presse-le directement dans le blender à la main — inutile de sortir le presse-agrumes.
Les lundis matin d’hiver, quand les mains sont froides avant même d’avoir quitté le lit. C’est exactement pour ça que ce jus existe. Cinq ingrédients, un blender, dix minutes.

La couleur d’abord. Pas rouge. Rouge bordeaux profond, presque violet par endroits, comme de l’encre diluée dans très peu d’eau. En approchant le verre, le gingembre se manifeste avant même de boire — piquant, légèrement poivré, il tranche avec la douceur terreuse de la betterave crue. Une gorgée, et il y a ce mélange : la betterave qui laisse une sensation épaisse sur la langue, l’acidité du citron qui arrive juste après pour tout nettoyer, la pomme qui adoucit discrètement. Dense, mais pas lourd.
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