En Belgique, un cheminot de la SNCB vient de perdre son emploi après 33 années de service pour avoir fraudé une prime destinée aux travailleurs qui se rendent au bureau à vélo. L’homme déclarait effectuer ses trajets à vélo afin de percevoir une indemnité kilométrique, alors qu’il garait en réalité sa voiture sur le parking réservé au personnel. Son mensonge, révélé par ses propres collègues et confirmé par ses données de badge d’accès, ne lui a rapporté que 130 euros — mais a suffi à briser une carrière.
En bref
- —Trente-trois ans de carrière sacrifiés pour 130 euros de fraude
- —Ses propres collègues l’ont dénoncé à la direction
- —Le Conseil d’État a rejeté son recours pour licenciement abusif
L’indemnité vélo, un avantage fiscal attractif… et vulnérable aux abus
En Belgique, tout salarié qui effectue tout ou partie de ses déplacements domicile-travail à vélo peut bénéficier d’une indemnité kilométrique versée par l’employeur. En 2026, cette allocation s’élève à un minimum de 0,30 euro par kilomètre, avec un plafond d’exonération fiscale fixé à 0,37 euro par kilomètre et jusqu’à 3 690 euros par an. Exonérée de précompte professionnel et de cotisations sociales, elle représente un avantage net particulièrement attractif pour les travailleurs concernés.

Le dispositif, conçu pour encourager les mobilités douces et réduire la congestion routière dans les grandes agglomérations, repose entièrement sur la bonne foi du salarié. L’employeur n’est pas légalement tenu de contrôler le mode de déplacement de ses employés au quotidien. Cette confiance implicite constitue précisément la faille qu’a exploitée le cheminot de la SNCB.
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