C’est le genre de dessert qu’on sort un soir de juin, fenêtres ouvertes, quand il fait encore chaud et qu’on n’a aucune envie d’allumer le four. Pas de cuisson. Pas de vaisselle compliquée. Juste un saladier et un bon couteau.

Ingrédients :
- Les fraises — Prends les plus mûres que tu trouves — pas forcément les plus belles, mais celles qui sentent quelque chose. Une fraise sans parfum, c’est une fraise ratée. En mai-juin, les gariguettes ou les ciflorettes sont parfaites. Hors saison, passe ton chemin : ce dessert ne vaut rien avec des fraises molles importées sous plastique.
- Les pralines roses — Ce sont des amandes enrobées de sucre cuit teinté de rose, une spécialité lyonnaise. On en trouve en épicerie fine, en magasin bio ou en ligne. Si tu n’en trouves pas, des amandes effilées légèrement caramélisées dépannent — la couleur rose disparaît, mais le croquant reste.
- Le zeste de citron vert — Pas le jus — juste le zeste. Le jus rendrait les fraises acides et ferait virer leur couleur. Le zeste, lui, apporte un parfum à la fois tropical et légèrement amer qui soulève tout le dessert sans qu’on sache exactement pourquoi. Râpe-le sur les fraises au dernier moment.
- Le basilic ou la menthe — Pas les deux ensemble — ça part dans tous les sens. Cisèle l’herbe choisie finement juste avant de servir, sinon les feuilles noircissent et ça fait bâclé. Deux cuillères à soupe suffisent, pas besoin d’en faire un bouquet garni.
C’est le genre de dessert qu’on sort un soir de juin, fenêtres ouvertes, quand il fait encore chaud et qu’on n’a aucune envie d’allumer le four. Pas de cuisson. Pas de vaisselle compliquée. Juste un saladier et un bon couteau.

Dans le bol, les fraises coupées brillent d’un rouge qui tire vers le bordeaux selon leur maturité — ce rouge qui tache les doigts dès qu’on les manipule. Les éclats de pralines roses jonchent le dessus comme des confettis. L’odeur qui monte du saladier est fraîche, légèrement sucrée, avec ce fond herbacé du basilic ou de la menthe qu’on perçoit avant même de plonger la cuillère dedans. Chaque bouchée joue sur les contrastes : la chair juteuse des fraises, puis le craquant sec des pralines concassées.
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