Le 17 juillet 2025, à Bramerton, un village du comté de Norfolk en Angleterre, une femme de 64 ans a poignardé son ex-mari avec un couteau de cuisine après avoir appris qu’il avait fait euthanasier leurs deux chiens sans la prévenir. Keith Bridger a survécu à ses blessures, qualifiées de potentiellement mortelles. Sa femme, Claire Bridger, a ensuite été condamnée à trois ans de prison ferme par la Norwich Crown Court, après avoir été acquittée du chef de tentative de meurtre.
En bref
- —Keith fait euthanasier leurs chiens sans en informer Claire
- —Elle le poignarde et le mord lors d’une violente confrontation
- —Condamnée à 3 ans ferme, acquittée de tentative de meurtre
Quarante ans de vie commune, deux chiens et une séparation
Claire et Keith Bridger ont vécu près de quarante ans ensemble à Taverham, dans le comté de Norfolk. Un quotidien long et ordinaire, jusqu’à ce que leur relation commence à se dégrader et que le couple décide de se séparer.

Pendant la pandémie de Covid-19, ils avaient adopté ensemble deux chiens de refuge — des animaux décrits comme bruyants et parfois mordeurs, mais profondément aimés. Pour Claire comme pour Keith, ils représentaient un lien commun forgé dans une période difficile.
Après la séparation, Keith quitte la maison familiale pour un petit appartement à Bramerton, où les animaux ne peuvent pas rester. Il tente de les replacer auprès d’autres adoptants, sans succès. Estimant ne pas avoir d’autre option, il décide seul de les faire euthanasier chez un vétérinaire — sans en informer Claire.
Le 17 juillet 2025 : une visite de routine qui bascule
Ce vendredi soir de juillet, Claire Bridger gare sa voiture devant l’appartement de Keith, sur The Street à Bramerton. La visite semble anodine : il s’agit de décider qui paiera la prochaine séance de médiation liée à leur séparation. Keith la décrit lui-même comme arrivant « calme et normale ».

L’échange se conclut sans accroc. Alors que Keith s’apprête à rentrer, Claire lui pose une question : « Où sont mes chiens ? » Il répond qu’ils ont été euthanasiés, ajoutant que le vétérinaire l’avait déjà appelée pour la prévenir.
La réaction est immédiate. Claire devient hystérique, remonte dans sa voiture, braque le capot dans l’allée et klaxonne à répétition en criant : « Tu as tué mes chiens. » Keith se place devant le véhicule pour lui barrer la route. La voiture avance lentement et le touche, sans qu’il pense qu’elle cherche à le renverser. Puis la portière côté conducteur s’ouvre brusquement.
Le deuil animalier, une souffrance encore sous-estimée
La perte d’un animal de compagnie peut provoquer un deuil réel et intense, que les psychologues comparent parfois à celui ressenti après la mort d’un proche. Ce type de deuil est souvent minimisé socialement, ce qui peut amplifier la détresse de ceux qui le vivent. Dans le contexte déjà fragilisant d’une séparation conjugale, la disparition brutale et non concertée d’un animal partagé peut cristalliser l’ensemble des tensions émotionnelles accumulées.


