Un habitant de Concarneau (Finistère) a été transféré en quarantaine hospitalière au CHU de Rennes le 13 mai 2026, après avoir été identifié comme cas contact de l’hantavirus Andes. L’homme avait partagé des vols aériens avec un passager depuis décédé, lié à l’épidémie partie du navire de croisière MV Hondius. En France, 22 cas contacts ont été recensés au total, dont une patiente hospitalisée en soins intensifs à l’hôpital Bichat, à Paris.
En bref
- —Un cas contact de Concarneau transféré en quarantaine hospitalière à Rennes.
- —22 cas contacts en France ; une patiente positive sous ECMO à Paris.
- —Le virus Andes est la seule souche d’hantavirus à transmission interhumaine documentée.
Le MV Hondius, foyer d’une épidémie mondiale inédite
Le MV Hondius, navire de croisière hollandais affrété par la compagnie Oceanwide Expeditions, a quitté le port d’Ushuaia (Argentine) le 1er avril 2026 avec quelque 150 passagers et membres d’équipage à son bord, représentant 23 nationalités différentes. Les premiers symptômes inquiétants sont apparus chez un passager dès le 6 avril. Un premier décès est survenu à bord le 11 avril, initialement attribué à des causes naturelles.

Il a fallu attendre le 4 mai pour que le séquençage génétique confirme la présence du virus Andes à bord. À ce moment, les passagers s’étaient déjà dispersés à travers le monde, après des escales aux îles Tristan da Cunha et à Sainte-Hélène, dans l’Atlantique sud. Le navire a finalement accosté à Tenerife le 10 mai ; l’évacuation de tous les passagers s’est achevée le lendemain.
Au 13 mai 2026, le bilan s’établissait à au moins 9 cas confirmés et 3 décès : un couple néerlandais et une ressortissante allemande. Des cas avaient été identifiés dans une douzaine de pays, dont les Pays-Bas, la France, l’Allemagne, la Suisse, l’Afrique du Sud, le Royaume-Uni et les États-Unis. Le Centre européen de prévention et de contrôle des maladies (ECDC) avait été alerté dès le 2 mai.
L’épidémie du MV Hondius en bref
Le MV Hondius est un navire d’expédition polaire affrété pour une croisière dans l’Atlantique sud, avec des escales dans des îles parmi les plus isolées du monde, dont Tristan da Cunha et Sainte-Hélène. Cette éloignement géographique a retardé l’identification du virus et permis la dispersion internationale des passagers avant le déclenchement de l’alerte. C’est la première fois dans l’histoire qu’un foyer épidémique d’hantavirus Andes est lié à un navire de croisière.
Concarneau sous tension : un homme transféré discrètement vers Rennes
Le cas contact finistérien a été identifié après avoir partagé des vols sur les liaisons Sainte-Hélène – Johannesburg – Amsterdam avec un passager depuis décédé des suites du virus. De retour en Bretagne, l’homme a rejoint sa résidence secondaire à Concarneau, où il s’est spontanément isolé dès qu’il a appris sa qualité de cas contact.


