Les 12 et 13 mai 2026, le parquet général a demandé à la cour d’appel de Paris de condamner Nicolas Sarkozy à 7 ans de prison ferme, 300 000 euros d’amende et 5 ans d’inéligibilité dans l’affaire du financement libyen présumé de sa campagne présidentielle de 2007 — une peine nettement aggravée par rapport à la première condamnation. Dans la foulée de ces réquisitions, des voix politiques de droite ressuscitent une hypothèse : Emmanuel Macron pourrait-il accorder une grâce présidentielle à son prédécesseur ? Les juristes sont clairs : cette option est aujourd’hui juridiquement inapplicable.
En bref
- —7 ans de prison requis en appel, contre 5 ans en 2025
- —Guéant : 6 ans requis, Hortefeux : 4 ans
- —Verdict attendu le 30 novembre 2026
Des réquisitions alourdies : le parquet réclame 7 ans de prison
Deux jours de réquisitions, les 12 et 13 mai 2026, ont marqué un tournant dans ce procès en appel qui se tient depuis plusieurs semaines devant la cour d’appel de Paris. Le parquet général a demandé aux juges de déclarer Nicolas Sarkozy coupable de corruption, de financement illégal de campagne électorale et de recel de détournement de fonds publics libyens. Ces trois infractions, pour lesquelles il avait pourtant été relaxé lors du premier procès, sont de nouveau soumises à l’appréciation des magistrats d’appel.

La peine requise s’élève désormais à 7 ans d’emprisonnement, soit deux ans de plus que la condamnation prononcée en 2025. Le parquet général a également réclamé 300 000 euros d’amende et 5 ans d’inéligibilité contre l’ex-chef de l’État. Les co-prévenus sont aussi visés : l’ancien ministre de l’Intérieur Claude Guéant risque 6 ans de prison, tandis que l’ancien ministre et proche collaborateur Brice Hortefeux encourt 4 ans, dont 2 ans sous surveillance électronique.
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