Le 6 mars 1981, une mère allemande sortait un pistolet de son sac à main dans une salle d’audience de Lübeck et abattait l’homme accusé du meurtre de sa fillette de 7 ans. Condamnée à six ans de prison, Marianne Bachmeier est devenue malgré elle un symbole de la douleur maternelle poussée à l’extrême. Plus de quarante ans après les faits, cette affaire continue de diviser profondément l’Allemagne.
En bref
- —Une mère abat le meurtrier de sa fille en plein tribunal
- —Six ans de prison, dont seulement trois effectués
- —L’opinion allemande reste partagée sur sa condamnation
Un geste prémédité au cœur du tribunal
Ce matin du 6 mars 1981, Marianne Bachmeier pénètre dans la salle d’audience de Lübeck où se tient le procès de Klaus Grabowski, accusé de l’enlèvement, des sévices et du meurtre de sa fille Ana, âgée de 7 ans. Sans hésiter, elle sort un pistolet de son sac à main et tire sur l’accusé, qui succombera à ses blessures.

Arrêtée immédiatement après les faits, Marianne Bachmeier ne manifeste aucun regret apparent. Elle sera rapidement surnommée « maman vengeresse » par les médias allemands, une expression qui résume à elle seule la façon dont une partie de l’opinion publique percevra son acte.
Articles suggérés
Tour Montparnasse: Vianney revend son étage et fait capoter 800 M€ de travaux
Le chanteur Vianney a revendu le 21 juillet le 43e étage de la Tour Montparnasse à Frédéric Lemos, un proche qualifié de « pompier…


