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30 juin 2026

Kiki le coq chante dès 4h du matin : ses voisins perdent en appel à Dijon

Dans le hameau de Couhard, près d’Autun, en Saône-et-Loire, un coq prénommé Kiki aura mobilisé deux juridictions bourguignonnes. Ses voisins, le couple Boukri, avaient saisi la justice pour faire taire l’animal, accusé de chanter dès 4h15 du matin. Ils viennent de perdre en appel devant la Cour de Dijon — et doivent désormais payer leur voisin propriétaire.

En bref

  • Kiki chante dès 4h15 : seul le couple Boukri s’en plaint.
  • Déboutés deux fois — tribunal de Chalon, puis Cour d’appel de Dijon.
  • Les plaignants condamnés à verser 1 800 euros en appel.

Kiki, le coq qui fait des nuits courtes à Couhard

Le hameau de Couhard, à quelques kilomètres du centre-ville d’Autun, ressemble à des dizaines d’autres villages bourguignons : maisons de pierre, jardins clos, calme apparent. C’est là que Philippe Brochot élève son coq depuis plusieurs années. Jusqu’à l’arrivée de nouveaux voisins, la cohabitation avec les autres habitants du hameau ne posait aucun problème particulier.

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Kiki, le coq qui fait des nuits courtes à Couhard
Image d’illustration © TOPTENPLAY

Le couple Boukri s’est installé à Couhard environ quatre ans avant le procès. Très vite, le chant matinal de Kiki devient source de discorde. Selon les éléments produits lors de la procédure, l’animal commence à chanter dès 4h15 du matin et poursuit jusqu’à 7h45. Les époux Boukri estiment que ces nuisances dépassent les inconvénients normaux du voisinage et saisissent la justice. Philippe Brochot, lui, ne bouge pas : «Je ne vois pas pourquoi j’enlèverais le coq», a-t-il déclaré. «Je ne tuerai pas Kiki !»

Ce qui frappe dans l’affaire, c’est l’isolement des plaignants parmi leurs propres voisins. Au cours de la procédure, une douzaine d’habitants de Couhard ont témoigné : aucun d’entre eux ne se dit dérangé par le chant de l’animal. Le couple Boukri se retrouve seul de son côté — face à Kiki, à son propriétaire, et à la quasi-totalité du voisinage.

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Déboutés deux fois : la justice donne raison au coq

L’affaire est portée en premier lieu devant le Tribunal judiciaire de Chalon-sur-Saône. Fin 2025, la juridiction rejette la demande des époux Boukri. Non seulement ils n’obtiennent rien, mais ils sont condamnés à verser 1 000 euros à Philippe Brochot au titre des frais de procédure. Kiki peut continuer à chanter.

Déboutés deux fois : la justice donne raison au coq
Image d’illustration © TOPTENPLAY

Refusant d’en rester là, les plaignants font appel. La Cour d’appel de Dijon examine l’affaire et confirme intégralement le jugement de première instance. Elle va même plus loin dans la sanction financière : le couple est condamné à payer 1 000 euros supplémentaires pour les frais de justice engagés en appel, ainsi que 800 euros de dommages-intérêts versés directement à Philippe Brochot pour les préjudices que la procédure lui a causés. La décision est sans ambiguïté : Kiki est autorisé à poursuivre ses chants matinaux.

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