Louis avait 17 ans quand il a été attiré dans un guet-apens sur un chantier du quai d’Alsace, à Narbonne, dans la nuit du 19 au 20 juin 2026. Retrouvé inconscient au petit matin, il est décédé quatre jours plus tard à l’hôpital de Perpignan. Cinq jeunes âgés de 16 à 20 ans ont depuis été mis en examen et placés en détention provisoire.
En bref
- —Louis, 17 ans, décédé le 23 juin après un lynchage filmé
- —Cinq suspects de 16 à 20 ans en détention provisoire
- —Le mobile reste inconnu, tout lien racial exclu par le parquet
Un faux rendez-vous en centre-ville pour l’attirer loin des regards
Selon les enquêteurs, tout commence par une convocation qui ressemble à un rendez-vous ordinaire. Louis est invité en centre-ville de Narbonne, près du parvis de la médiathèque. Le prétexte serait fallacieux : l’un des jeunes mis en cause aurait eu un différend avec lui.

Le groupe l’entraîne ensuite à pied vers le quai d’Alsace, jusqu’à un chantier désert, loin des passants et des caméras. C’est là que le piège se referme. Louis se retrouve isolé, sans possibilité de fuir.
La scène qui suit est filmée par les agresseurs eux-mêmes. On y voit plusieurs silhouettes s’acharner sur un corps recroquevillé au sol, à coups de pied et de poing. L’un des jeunes, accroupi au-dessus de Louis, vise particulièrement le visage, et ce longtemps.
Une vidéo envoyée à une connaissance, mais Louis introuvable pendant des heures
Dans la soirée du 19 juin, l’un des agresseurs envoie la séquence filmée à une connaissance. Choquée par ce qu’elle voit, celle-ci appelle immédiatement les secours. Mais la vidéo ne laisse apparaître ni rue ni enseigne reconnaissable.

Les pompiers quadrillent Narbonne. En vain. Louis reste seul sur le béton froid du chantier, inconscient. Ce n’est que le samedi matin, peu après 9 heures, qu’un ouvrier le découvre enfin.


