
Marine Turchi, journaliste à Mediapart, a relevé la différence de réception entre les deux moments: « Quand Flavie Flament s’appelait Eva, ça n’intéressait visiblement personne. » Elle a rappelé que le témoignage anonyme portait déjà sur des faits qualifiés de très graves par l’accusatrice, avec un soupçon de soumission chimique.
Cette prise de parole a aussi replacé la prescription parmi les principales questions juridiques. Le Monde relève que certaines plaintes visant le chanteur pourraient ne pas permettre de poursuites en raison de leur ancienneté. Corinne Herrmann, avocate de Flavie Flament, a toutefois estimé auprès du quotidien que la prescription n’était pas nécessairement acquise et que l’instruction devait le déterminer.
Aucune échéance publique n’est actuellement connue pour la plainte de Flavie Flament. Les prochaines décisions devront préciser si une information judiciaire peut se poursuivre malgré l’ancienneté des faits allégués, quels actes d’enquête seront ordonnés et si Patrick Bruel sera entendu dans ce dossier particulier. Dans les quatre affaires où il est mis en examen, l’instruction doit également déterminer si les charges justifient un renvoi devant une juridiction de jugement ou un non-lieu.
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