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2 octobre 2026
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Affaire libyenne : 7 ans de prison requis contre Sarkozy, la grâce présidentielle en question

Des réquisitions alourdies : le parquet réclame 7 ans de prison
Image d’illustration © TOPTENPLAY

La peine requise s’élève désormais à 7 ans d’emprisonnement, soit deux ans de plus que la condamnation prononcée en 2025. Le parquet général a également réclamé 300 000 euros d’amende et 5 ans d’inéligibilité contre l’ex-chef de l’État. Les co-prévenus sont aussi visés : l’ancien ministre de l’Intérieur Claude Guéant risque 6 ans de prison, tandis que l’ancien ministre et proche collaborateur Brice Hortefeux encourt 4 ans, dont 2 ans sous surveillance électronique.

Face à la cour, le magistrat Damien Brunet a notamment déclaré que Nicolas Sarkozy « a fait de ses comptes de campagne le réceptacle occulte de ses actions corruptrices avec le régime libyen ». L’accusation présente l’ancien président comme le « bénéficiaire principal » et l’« instigateur » de l’ensemble du dispositif financier occulte.

7 ans
C’est la peine de prison réclamée par le parquet général en appel contre Nicolas Sarkozy — deux ans de plus que sa condamnation prononcée en 2025.

Le « pacte » Sarkozy-Kadhafi : ce que soutient l’accusation

Au cœur du dossier, le parquet soutient l’existence d’un accord entre Nicolas Sarkozy et le régime de Mouammar Kadhafi. Selon les mots du magistrat Damien Brunet devant la cour, « il a bien existé un accord entre Nicolas Sarkozy et Mouammar Kadhafi aux termes duquel, en récompense des fonds versés par le régime libyen, Nicolas Sarkozy et Claude Guéant devaient entamer des démarches qui visaient la levée du mandat d’arrêt visant Abdallah Senoussi », ancien chef des renseignements libyens poursuivi par la justice internationale.

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Image d’illustration © TOPTENPLAY

L’accusation s’appuie sur un circuit financier présumé : environ 6 millions d’euros auraient transité par les comptes de l’intermédiaire Ziad Takieddine, à la suite de réunions secrètes tenues en Libye fin 2005, auxquelles auraient participé Claude Guéant et Brice Hortefeux. Ces fonds auraient ensuite alimenté, de façon dissimulée, les comptes de campagne de Nicolas Sarkozy pour l’élection présidentielle victorieuse de 2007.

Nicolas Sarkozy, 71 ans, nie catégoriquement ces accusations. « Pas un seul euro libyen » n’a financé sa campagne, soutient-il. Son équipe de défense, qui présentera ses arguments le 27 mai 2026, s’est engagée à démontrer « son innocence complète ».

Un long parcours judiciaire : de La Santé au verdict du 30 novembre

Les réquisitions actuelles s’inscrivent dans la continuité d’un premier jugement historique rendu en 2025. Le tribunal correctionnel avait alors condamné Nicolas Sarkozy à 5 ans de prison ferme avec exécution provisoire pour association de malfaiteurs. Conséquence immédiate : l’ancien président avait passé une vingtaine de jours à la prison de la Santé, avant d’être libéré sous contrôle judiciaire dans l’attente du procès en appel.

Un long parcours judiciaire : de La Santé au verdict du 30 novembre
Image d’illustration © TOPTENPLAY

Ce premier tribunal avait cependant estimé ne pas être « en mesure de démontrer de manière indubitable » que les fonds présumés libyens avaient directement servi à financer la campagne de 2007. Nicolas Sarkozy avait donc été relaxé pour les trois chefs les plus lourds — corruption, financement illégal et recel — précisément ceux que le parquet général demande aujourd’hui à la cour d’appel de retenir.

Si la cour d’appel prononce une condamnation le 30 novembre 2026, la procédure ne sera pas pour autant terminée. Nicolas Sarkozy conserverait la possibilité de former un pourvoi en cassation devant la Cour de cassation, qui ne statue que sur la bonne application du droit, et non sur les faits. Une condamnation définitive pourrait donc encore prendre des années.

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