L’article cite aussi des recherches antérieures publiées dans la revue CHEST, selon lesquelles le produit stimulerait le tonus musculaire des voies aériennes supérieures. Cette action diminuerait le risque de fermeture du pharynx pendant le sommeil.
Les effets indésirables rapportés sont décrits par la source comme globalement légers et temporaires. Le trouble le plus fréquemment observé serait la paresthésie, une sensation anormale de fourmillement ou d’engourdissement.
Une phase 2 ne permet pas encore de remplacer le masque
L’article source précise que FLOW reste une étude de phase 2. Ce type d’essai sert surtout à explorer les dosages et la tolérance, avant des études plus vastes et plus longues.

Plusieurs limites sont déjà signalées. Selon aufeminin, un premier essai à court terme n’avait pas montré de baisse de la somnolence en journée ni d’amélioration de la qualité de vie.
Autre point important : le sulthiame ne viserait qu’un des mécanismes impliqués dans l’apnée du sommeil. D’après l’article, il cible l’instabilité ventilatoire, alors que la maladie peut relever de plusieurs mécanismes différents.
Le docteur Klar Yaggi, qui dirige le Programme de médecine du sommeil à l’Université Yale, résume cette évolution ainsi : « Au lieu d’une approche ‘CPAP pour tous’, nous entrons véritablement dans la médecine de précision du sommeil ». En parallèle, la FDA a annoncé en décembre 2024 l’approbation du tirzepatide pour certains adultes obèses atteints d’apnée obstructive du sommeil, associé à un régime hypocalorique et à une activité physique.
Les prochaines données devront préciser la durée d’efficacité du sulthiame, son impact sur la somnolence, la qualité de vie et les profils de patients qui pourraient en bénéficier. Si des essais plus larges confirment ces résultats, les autorités sanitaires devront ensuite examiner l’autorisation, la place du médicament face à la CPAP et les conditions éventuelles de remboursement.
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